mercredi 21 avril 2010


au nom d'Allah le tout miséricordieux,
le très miséricordieux

mardi 20 avril 2010

INTRODUCTION


Le Coran, le seul véritable guide pour l'humanité, a été révélé afin que les gens sachent comment gérer toutes les situations qu'ils peuvent rencontrer dans ce monde. De plus, la Sunna de notre Prophète (pbsl) nous montre comment accomplir ses enseignements dans notre vie. Allah a même rendu possible la compréhension de la manière de vivre selon la moralité du Coran en donnant des exemples parmi les vies des prophètes et d'autres musulmans : "Vous avez certes eu en eux un bel exemple [à suivre], pour celui qui espère en Allah et au jour dernier : mais quiconque se détourne, alors Allah Se suffit à Lui-même et est digne de louange." (Sourate al-Mumtahana, 6) et "Nous avons effectivement fait descendre vers vous des versets clairs, donnant une parabole de ceux qui ont vécu avant vous, et une exhortation pour les pieux !" (Sourate an-Nur, 34) Dans ces versets, Il rappelle aux musulmans sincères, qui espèrent les meilleures choses dans l'au-delà, que les personnages présentés dans le Coran servent d'exemples et de guides pour eux.
Un de ces musulmans sincères est Maryam (bénie soit-elle), une des deux femmes citées pour leur caractère exemplaire : "Allah a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme de Pharaon, quand elle dit 'Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison au paradis, et sauve-moi de Pharaon et de son œuvre ; et sauve-moi des gens injustes.' De même, Maryam, la fille d'Imran qui avait préservé sa virginité ; Nous y insufflâmes alors de Notre esprit. Elle avait déclaré véridiques les paroles de son Seigneur ainsi que Ses Livres : elle fut parmi les dévoués." (Sourate at-Tahrim, 11-12) Par conséquent, chaque croyant a la responsabilité d'apprendre le bon caractère de Maryam à partir du Coran, lequel donne les informations les plus précises qui soient, et d'essayer de l'imiter.
Allah présente Maryam comme ayant le caractère idéal d'une femme musulmane. Ce caractère est complètement différent du caractère commun des femmes dans les sociétés incroyantes actuelles, où elles partagent habituellement un même caractère socialement acceptable transmis par leurs ancêtres. Dans ces sociétés, on attend des hommes et des femmes qu'ils se conforment à des traits de caractères très différents, car on croit que les idéaux, la vision du monde, l'évaluation des évènements et le style de vie des hommes sont différents de ceux des femmes.
Selon le Coran, toutefois, les hommes et les femmes ont les mêmes responsabilités et les mêmes caractères, car Allah fait référence à un caractère musulman idéal. Il définit le caractère islamique dans le verset suivant :

Les musulmans et musulmanes, croyants et croyantes, dévoués et dévouées, loyaux et loyales, endurants et endurantes, ceux et celles qui craignent Allah, bienfaisants et bienfaisantes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d'Allah et invocatrices : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense. (Sourate al-Ahzab, 35)


Comme le montre ce verset, le caractère de chaque personne n'est pas déterminé par les valeurs de sa société ou par des traditions ancestrales, mais par le caractère musulman idéal. Toute femme adoptant ce caractère aura la plus forte et la plus solide personnalité possible. Et en la mettant à l'œuvre dans sa vie, elle gagnera la bénédiction et l'amour d’Allah, au lieu de s'efforcer d'atteindre un statut ou une certaine supériorité dans sa société.
Dans ce livre, nous allons traiter du caractère commun d'une femme vu par les sociétés incroyantes et analyser comment s'établit ce caractère erroné. Nous allons également explorer le caractère de Maryam, qu’Allah a élevée au-dessus de toutes les autres femmes, et de cette façon nous pourrons définir le caractère idéal d'une femme musulmane. Après cette analyse, vous verrez que la supériorité ne s'exprime qu'en termes de foi, de crainte et de respect d’Allah, et de bon caractère, et que chaque homme et chaque femme qui accomplissent de bonnes actions seront légitimement récompensés par la bénédiction d’Allah, par Sa miséricorde et le paradis, comme mentionné ci-dessous :

Et quiconque, homme ou femme, qui fait de bonnes œuvres, tout en étant croyant... les voilà ceux qui entreront au paradis ; et on ne leur fera aucune injustice, fût-ce d'un creux de noyau de datte. (Sourate an-Nissa, 124
)

Un autre but de ce livre est de révéler les incohérences du caractère commun des femmes dans les sociétés incroyantes et d'informer les gens qui recherchent la vérité sur une manière de vivre et sur une certaine moralité qui les conduira vers l'honneur, la respectabilité et la supériorité sur terre comme dans l'au-delà.

MARYAM :
UNE FEMME MUSULMANE EXEMPLAIRE


La nature de sa société

Selon des sources historiques, Allah a honoré Maryam, laquelle a vécu il y a environ deux mille ans, avec la naissance du Prophète Jésus (psl). Elle est l'une des femmes élues sur terre aussi bien que dans l'au-delà. Née dans la Palestine occupée par les Romains, elle était juive et vivait dans la communauté juive.
L'idolâtrie était la religion de l'Etat romain. Les juifs, nation autrefois élue d’Allah "sur tous les peuples" (Sourate al-Baqarah, 47), avaient altéré Sa religion, adopté des croyances erronées, s'étaient rebellés contre les commandements d’Allah et n'étaient plus reconnaissants de Ses bienfaits envers eux. Certains d'entre eux assassinèrent même les prophètes qui leur étaient envoyés par la grâce d’Allah, car les juifs n'appréciaient pas les commandements que ces hommes exaltés transmettaient. Allah révèle leurs transgressions :

Certes, Nous avions déjà pris l'engagement des Enfants d'Israël, et Nous leur avions envoyé des messagers. Mais chaque fois qu'un messager leur vient avec ce que leurs âmes ne désirent pas, ils en traitent certains de menteurs et ils en tuent d'autres. (Sourate al-Maidah, 70)

Maryam est née à une époque chaotique, quand le seul espoir des juifs était le Messie (le sauveur) attendu. A son insu, Allah avait déjà déterminé de la choisir et de l'élever pour ce devoir sacré. Elle était au centre des espérances des israélites, car elle allait donner naissance au Prophète Jésus (psl), qu'Il complimente en ces termes :

Son nom sera "al-Massih", "Jésus", fils de Maryam, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah. Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien. (Sourate al-Imran, 45-46)

Allah a élu Maryam pour représenter la moralité et la véritable religion parmi son peuple, lequel avait délaissé la vraie religion et embrassé des superstitions et des spéculations vaines. Allah révèle de nombreux aspects de sa vie, parmi eux sa naissance et sa famille, la naissance du Prophète Jésus (psl), son caractère supérieur et la manière avec laquelle elle résista aux accusations et aux calomnies de sa société.

Allah élève la famille d'Imran

Allah révèle que "Certes, Allah a élu Adam, Noé, la famille d'Abraham et la famille d'Imran au-dessus de tout le monde. En tant que descendants les uns des autres..." (Sourate al-Imran, 33-34) En d'autres mots, la famille d'Imran descendait des Prophètes Adam (psl), Noé (psl) et Abraham (psl), et ils étaient des personnes exaltées. Une de ces personnes élues était Maryam, dont la famille croyait sincèrement en Allah, respectait les limites qu'Il a établies pour l'humanité, Le quêtait et Lui faisait confiance.

La naissance de Maryam

Quand la femme d'Imran, une croyante sincère, s'aperçut qu'elle était enceinte de Maryam, elle pria Allah immédiatement. Elle Lui rendit hommage et promit qu'elle Lui dédierait son enfant. Quand elle donna naissance à une fille, elle la nomma Maryam, ce qui signifie "rester fidèle," ou en d'autres mots "quelqu'un qui adore constamment Allah". Allah révèle sa prière dans le verset suivant :

Rappelle-toi quand la femme d'Imran dit : "Seigneur, je T'ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C'est Toi certes l'Entendeur et l'Omniscient." Puis, lorsqu'elle en eut accouché, elle dit : "Seigneur, voilà que j'ai accouché d'une fille" ; or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché ! Le garçon n'est pas comme la fille. "Je l'ai nommée Maryam, et je l’ai placée, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le diable banni." (Sourate al-Imran, 35-36)


Le mot arabe mouharraran, traduit ici par "en toute exclusivité", signifie "préoccupé uniquement par l'au-delà et n'ayant aucun intérêt dans le monde, au service du temple d’Allah, adorant Allah avec une grande dévotion, quelqu'un dont l'adoration n'est pas corrompue par des visées terrestres."1
La véritable liberté ne peut être atteinte qu'en servant Allah, qu'en se soumettant à Lui et en se libérant de tous les services envers n'importe quels autres êtres ou valeurs. C'est ce pour quoi la femme d'Imran pria quand elle dédia Maryam à Allah, car elle souhaitait que sa fille fût quelqu'un qui sert uniquement Allah et qui ne cherche pas l'acceptation de son peuple ou de sa société.
Juste après la naissance de Maryam, sa mère se tourna vers Allah, cherchant Sa bénédiction, et Lui demanda de protéger Maryam, ainsi que ses enfants, de satan. "Allah accepta cette prière sincère et l'accueillit [Maryam] alors du meilleur accueil, la fit croître en belle croissance." (Sourate al-Imran, 37) En d'autres mots, Maryam reçut la meilleure éducation et le caractère le plus supérieur qui soit.
La foi sincère de la mère de Maryam en Allah, sa reconnaissance d’Allah en tant que seul Maître, se tournant constamment vers Lui, et sa soumission authentique envers Lui sont des exemples très importants auxquels tous les croyants doivent réfléchir.

Allah charge le Prophète Zacharie (psl)
de l'éducation de Maryam

Allah donna au Prophète Zacharie (psl) une foi sincère, l'exalta et le guida sur le droit chemin. Allah le complimente et souligne sa dévotion, sa foi convenable et son respect envers Lui, ainsi que son caractère supérieur :

De même, Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus et Elie, tous étant du nombre des gens de bien. De même, Ismaël, Elisée, Jonas et Loth. A chacun d'eux Nous avons donné l’excellence au-dessus des mondes. De même une partie de leurs ancêtres, de leurs descendants et de leurs frères et Nous les avons élus et guidés vers le droit chemin. (Sourate al-An'am, 85-87)

Le Coran révèle qu’Allah a rendu responsable le Prophète Zacharie (psl) de l'éducation de Maryam. Il satisfit sa confiance, témoigna des nombreux miracles de sa vie, et observa qu'elle était favorisée au-dessus de tous les gens de son peuple. Il vit comment la grâce d’Allah la supporta et satisfit tous ses besoins. Par exemple:

Et Il en confia la garde à Zacharie. Chaque fois que celui-ci entrait auprès d'elle dans le sanctuaire, il trouvait près d'elle de la nourriture. Il dit : "O Maryam, d'où te vient cette nourriture ?" - Elle dit : "Cela me vient d'Allah." Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter. (Sourate al-Imran, 37)

La réponse de Maryam à sa question témoigne de la grâce et de la providence d’Allah.

Allah préféra Maryam à toutes les autres femmes

Maryam était une musulmane pieuse qui se vouait sincèrement envers notre Seigneur, faisant l'éloge de Son nom, se tournant constamment vers Lui en prière tout au long de sa vie. Tout comme Allah élut la famille d'Imran par-dessus toutes les autres, Il élut Maryam et s'assura qu'elle serait éduquée de la meilleure manière possible, la purifia de toute méchanceté, et la préféra à toutes les autres femmes. Allah énonce sa supériorité :

(Rappelle-toi) quand les anges dirent : "O Maryam, certes Allah t'a élue au-dessus des femmes des mondes. O Maryam, obéis à ton Seigneur, prosterne-toi, et incline-toi avec ceux qui s'inclinent." (Sourate al-Imran, 42-43)

La chasteté exemplaire de Maryam

Maryam, comme le reste de sa famille, était connue parmi son peuple pour sa dévotion envers Allah tout autant que pour sa piété, sa chasteté et sa sincérité. Allah parle d'elle comme quelqu'un Lui étant obéissant.

De même, Maryam, la fille d'Imran qui avait préservé sa virginité ; Nous y insufflâmes alors de Notre Esprit. Elle avait déclaré véridiques les paroles de son Seigneur ainsi que Ses Livres : elle fut parmi les dévoués. (Sourate at-Tahrim, 12)

Et celle [la vierge Maryam] qui avait préservé sa chasteté ! Nous insufflâmes en elle un souffle (de vie) venant de Nous et fîmes d'elle ainsi que de son fils, un signe [miracle] pour l'univers. (Sourate al-Anbiya, 91)


Maryam rencontre Gabriel

Maryam vécut de nombreux miracles au cours de sa vie. Un de ceux-là fut sa rencontre avec Gabriel. Une fois, lorsqu'elle avait quitté sa famille et sa société et était allée vers l'est, elle rencontra Gabriel, qui lui apparut sous la forme d'un homme accompli :

Et rappelle, dans le Livre (le Coran), Maryam, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l'orient. Elle mit entre elle et eux un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Gabriel), qui se présenta à elle sous la forme d'un homme accompli. (Sourate Maryam, 16-17)

Ne sachant pas qui était cet homme, elle chercha refuge auprès d’Allah et lui dit qu'elle avait pour Allah la plus grande crainte et le plus grand respect :
Elle dit : "Je me réfugie contre toi auprès du Tout Miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m'approche point]." (Sourate Maryam, 18)

Ses paroles démontrent clairement sa confiance complète en Allah, aussi bien que l'importance qu'elle accorde à la chasteté et à la dévotion envers Allah. Ses paroles n'expriment pas uniquement cela, mais appellent aussi cet homme inconnu à avoir crainte et respect d’Allah.
Gabriel se présenta avec les paroles suivantes :

Il dit : "Je suis en fait un messager de ton Seigneur pour te faire don d'un fils pur." (Sourate Maryam, 19)

Et le Coran raconte :

(Rappelle-toi,) Quand les anges dirent : "O Maryam, voilà qu'Allah t'annonce un verbe de Sa part : son nom sera "al-Massih" "Jésus", fils de Maryam, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah." (Sourate al-Imran, 45)

Maryam répliqua : "Elle dit : 'Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m'a touchée, et je n'ai jamais été une femme de mœurs légères ?" (Sourate Maryam, 20), indiquant par là sa chasteté. Gabriel lui dit que :

"C'est ainsi !" dit-Il. Allah crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement : "Sois" ; et elle est aussitôt. (Sourate al-Imran, 47)

Il dit : "Ainsi sera-t-il ! Cela M'est facile, a dit ton Seigneur ! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C'est une affaire déjà décidée." Elle devint donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. (Sourate Maryam, 21-22)

Par la volonté d’ Allah, Maryam devint enceinte du Prophète Jésus (psl) et resta pourtant vierge. Sa grossesse était indépendante de la relation habituelle de cause à effet de ce monde. Les circonstances de sa conception font partie des caractéristiques des miracles du Prophète Jésus (psl).

La retraite de Maryam

Allah révèle : "Elle devint donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné." (Sourate Maryam, 22) Dans cet endroit éloigné où elle se retira, Allah la fit vivre avec Sa grâce et Sa protection et combla tous ses besoins matériels et psychologiques au cours de sa grossesse.
Sans aucun doute, Maryam se retira de sa société pour de multiples raisons. Par exemple, Allah l'éloigna des critiques de son peuple, car ils n'auraient pu comprendre cette situation miraculeuse. Cela lui permit aussi de passer cette période dans un état de paix et de contentement. Plus tard, par un autre miracle, Allah révéla ses circonstances miraculeuses, réfuta toutes les accusations et les calomnies dirigées sur elles, et restaura sa réputation impeccable.

La naissance du Prophète Jésus (psl)
et le soutien d’Allah à Maryam

Allah a totalement soutenu Maryam au cours de sa grossesse. Il est très difficile à une femme de donner naissance, c'est une expérience mettant la vie en danger, surtout en étant seule, sans équipement médical ni l'assistance d'une sage-femme. Néanmoins, Maryam surmonta toutes ces difficultés en plaçant sa confiance en Allah. Allah l'aida avec des révélations pendant qu'elle luttait contre les douleurs du travail de l'accouchement et s'approchait d'un dattier. Allah lui dit de ne pas se désoler, qu'Il avait placé une source à ses pieds, et qu'elle devait secouer le dattier afin d'obtenir des dattes fraîches et mûres à manger. Il lui dit aussi de boire et de délecter ses yeux. Ainsi, elle donna naissance dans les meilleures conditions possibles. Allah révèle sa situation :

Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : "Malheur à moi ! Que ne suis-je morte avant cet instant ! Et que ne sui-je totalement oubliée !" Alors, il l'appela d'au-dessous d'elle, [lui disant :] "Ne t'afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source. Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse ! Si tu vois quelqu'un d'entre les humains, dis [lui :] "Assurément, j'ai voué un jeûne au tout miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain." (Sourate Maryam, 23-26)


La grâce et la protection d’Allah étaient clairement visibles dans cette situation. En fait, Son conseil envers elle a été confirmé par la science moderne. Nous allons analyser maintenant ce conseil avec plus de soins.

Ne t'afflige pas

Comme énoncé précédemment, Maryam se retira de sa société afin d'être dans un environnement psychologiquement paisible et loin du comportement blessant des gens qui ne pourraient comprendre sa situation miraculeuse.
Allah lui dit de ne pas s'affliger et Il lui accorda Sa grâce et Sa protection. Sans aucun doute, ce conseil est rempli de sagesse, comme il y en avait dans la retraite de Maryam vers un endroit reculé. Les musulmans ne doivent pas se laisser aller à la tristesse ; ils doivent plutôt avoir confiance en Allah et ressentir la paix de l'esprit qui vient en sachant qu'Allah les aidera toujours.
Cette attitude, qui est requise par tous les croyants, a été confirmée par la médecine moderne, car les médecins disent aux femmes, au cours de leur grossesse et pendant l'accouchement, de conserver une attitude positive et d'éviter la tristesse et le stress. Son conseil de se réjouir les yeux signifie de ne pas se laisser aller à la tristesse et de jouir de la nouvelle du don d’Allah.

Mange des dattes

Allah conseille à Maryam de manger des dattes fraîches et mûres. De nos jours, de telles dattes sont considérées comme étant de la nourriture et des médicaments. Les scientifiques savent aujourd'hui que les dattes contiennent plus de dix substances considérées comme essentielles pour le bien-être du corps humain et une santé continuelle.
Les dattes contiennent beaucoup de ces sucres facilement absorbés et digérés qui donnent au corps humain son énergie pour ses mouvements et sa chaleur. Plus important, ces sucres sont du type fructose et non pas glucose, lequel augmente rapidement le niveau de sucre dans le sang. Les dattes fournissent de l'énergie, aident les tissus musculaires et les cellules nerveuses à se développer, et sont spécialement bénéfiques pour les personnes affaiblies par une maladie ou celles souffrant d'épuisement, grâce à leur valeur calorique élevée. Par exemple, 100 grammes de dattes contiennent 1,5 grammes de protéines et 50 grammes de sucres. De plus, leur valeur calorique est de 225 kcals. Les dattes fraîches contiennent 60 à 65 pour cent de sucre et 2 pour cent de protéines.
Les découvertes médicales modernes suggèrent que les dattes profitent aux femmes qui sont sur le point d'accoucher. Les médecins conseillent maintenant aux femmes enceintes de manger de la nourriture riche en fructose, comme les dattes, car ce type de nourriture fournit l'énergie utilisée par le corps affaibli pour se revitaliser, a un effet déclenchant sur les hormones lactées, aide ainsi le corps de la femme à produire du lait, et augmente aussi le volume de ce lait.
Cette information révèle une partie de la sagesse inhérente au conseil d'Allah à Maryam. Un autre sujet qui vaut la peine d'être étudié est la petite source créée par Allah et Son conseil de manger et de boire. Aujourd'hui, les scientifiques nous informent que les gens peuvent survivre avec de l'eau et des dattes pendant des années, car ils contiennent tous les éléments essentiels à la vie humaine.2 En fait, un expert renommé sur le sujet, V. H. W. Dowson, suggère qu'un verre de lait et une datte par jour fournit les besoins nutritionnels journaliers d'une personne.3
Les dattes contiennent de nombreuses vitamines (A, ß-carotène, B1, B2, B3 et B6) et minéraux (sodium, potassium, calcium, magnésium, fer, soufre, phosphore et chlore) et elles sont aussi riches en fibres, en graisses et en protéines. Les bénéfices qui s'ensuivent sont les suivants :
La valeur nutritive d'une datte est basée sur l'équilibre entre ses minéraux. Au cours de la période prolongée des nausées matinales et de la physionomie qui change, un manque de potassium survient et il doit être comblé. Le contenu élevé en potassium de ce fruit est certainement indiqué ici, comme son rôle dans la préservation des niveaux d'eau du corps.
Le fer contrôle la synthèse d'hémoglobine par les cellules sanguines rouges, ce qui prévient l'anémie au cours de la grossesse et régule également l'équilibre RBC du sang, lequel est crucial pour le développement du bébé. Grâce à son contenu élevé en fer, une datte et demie peut satisfaire les besoins en fer du corps et empêcher ainsi les maladies causées par un manque de fer.
Le calcium et le phosphore sont des éléments très importants pour le développement et l'équilibre du squelette et des structures osseuses. Les dattes protègent le corps de l'anémie et de l'affaiblissement des os, réduisant ainsi le risque de telles maladies, grâce à leur valeur nutritive élevée et leur contenu important de phosphore, de calcium et de fer.
Les scientifiques soulignent que les dattes peuvent réduire les niveaux de stress et de tension. Des recherches effectuées à l'Université de Berkeley révèlent que les dattes sont riches en vitamine B1 (la "vitamine du système nerveux") et en magnésium (essentiel pour les fonctions musculaires), les deux étant essentiels pour avoir un système nerveux solide. Le magnésium est aussi très important pour les reins, et deux ou trois dattes par jour sont suffisantes pour satisfaire tous les besoins en magnésium du corps humain.4
Les dattes contiennent également de l'acide folique (vitamine B9), lequel est essentiel pour les femmes enceintes, à cause de son rôle important dans la formation de nouvelles cellules sanguines, pour la production d'acides aminés et pour le développement de nouvelles cellules. Par conséquent, une femme enceinte a besoin du double de la quantité journalière usuelle d'acide folique. Si les niveaux d'acide folique du corps tombent en dessous de la quantité requise, de plus grands globules rouges sont formés, mais moins fonctionnels, et l'anémie survient.
L'acide folique, qui est crucial pour le développement de la composition génétique des cellules et pour leur division, est la seule substance qui doit être doublée au cours de la grossesse. Les dattes sont très riches en acide folique.
Au cours de la grossesse, les besoins journaliers d'une femme en vitamine A augmentent jusqu'à 800 µg. Les dattes sont très riches en vitamine A, principalement : ß-carotène.5
La plupart des autres fruits sont pauvres en protéines, à l’inverse des dattes qui en sont riches.6
L'oxytocine est utilisée en médecine moderne pour accélérer le travail et on y fait souvent référence comme "la naissance rapide". Elle augmente également le niveau de production de lait à la suite de la naissance.7
Notre Prophète (pbsl) souligna les avantages des dattes dans le hadith suivant : Une famille qui a des dattes n'aura pas faim.8
C'est un très bon conseil.
Toutes nos informations actuelles sur les dattes révèlent la grâce et la sagesse infinies d’Allah envers Maryam qui, inspirée par Allah, satisfit tous ses besoins nutritionnels en mangeant des dattes et facilita du même coup la naissance de son enfant.

Allah crée une source

Allah indique à Maryam qu'Il a placé une source près de ses pieds pour boire, manger et réjouir ses yeux.
L'eau, comme les dattes, facilite les douleurs du travail de l'accouchement et régule la tension musculaire. En fait, certaines cliniques modernes ont des piscines dans lesquelles se déroulent les accouchements.
L'eau, qui est nécessaire pour la vie et pour le bien-être physique, joue un rôle important dans la régulation de la température corporelle, dans le transport de l'oxygène et des éléments nutritifs, et pour enlever les déchets des cellules du corps. Elle assure également les mouvements harmonieux des articulations, l'humidité et l'élasticité de la peau, le fonctionnement du système digestif, outre le fait qu’elle protège les tissus et les organes. L'eau est de plus en plus largement utilisée comme thérapie de nos jours. Le contact avec l'eau stimule le système immunitaire, augmente la production de l'hormone anti-stress, réduit la douleur, et stimule la circulation sanguine et le métabolisme.9
L'eau est importante au cours de la grossesse pour plusieurs raisons. Durant cette période, la consommation d'eau est tout spécialement nécessaire car le volume de sang augmente et de par les besoins du bébé en développement. Les femmes qui choisissent d'allaiter ont besoin d'une grande quantité d'eau pour produire la quantité nécessaire de lait. En considérant que 87 pour cent de ce lait est de l'eau, on peut voir combien cette production est importante.
L'eau maintient également les équilibres en électrolytes dans le sang de la mère et de l'enfant. Les hormones libérées au cours de la grossesse altèrent la manière dont les différents fluides corporels sont utilisés. Vers la fin de la grossesse, le volume sanguin augmente de 150 pour cent, et la perte d'eau via la respiration est plus importante. Le liquide amniotique, dans lequel grandit le bébé, est renouvelé toutes les trois heures. Cependant, il peut diminuer, comme dans le cas d'une déshydratation provoquée par une consommation d'eau insuffisante.
Une déshydratation au cours de la grossesse peut aussi provoquer un accouchement prématuré. Certaines hormones libérées dans de telles situations imitent les hormones qui déclenchent les douleurs du travail. Les cas où une naissance prématurée est un risque significatif sont traités en injectant des liquides à travers les veines, une procédure qui souligne l'importance de la consommation d'eau. De tels risques de prématurés sont souvent traités par cette thérapie de liquides.
L'eau forme aussi le système de transport du corps humain. Par la circulation sanguine, elle transporte de la nourriture et de l'oxygène jusqu'à l'embryon et aide à empêcher certaines infections courantes qui peuvent provoquer une fausse couche ou un accouchement prématuré. Une consommation d'eau suffisante réduit les risques de telles infections.10 Les médecins informent leurs patientes que les besoins en eau augmentent de 50 pour cent au cours de la grossesse. Si la consommation d'eau est insuffisante, le corps réduit la quantité de certains liquides, ce qui, à son tour, provoque diverses maladies.11
La science moderne montre une fois de plus la sagesse dans la création d’Allah de la source pour Maryam et Son conseil de manger des dattes et de boire de l'eau. Tout ceci est une preuve de la connaissance infinie d’Allah.

Maryam secoue le dattier

Allah dit à Maryam de secouer le dattier vers elle quand elle s'en rapprocha, prise par les douleurs de l'accouchement. (Sourate Maryam, 25)

Les médecins disent que tirer quelque chose vers soi au cours du travail peut avoir un effet positif sur les muscles. Afin de calmer les douleurs et de faciliter l'accouchement, on conseille aux femmes de pratiquer certains exercices qui réduisent la pression dans le corps et, par conséquent, le risque de complications au cours de l'accouchement. On pense aussi qu'ils accélèrent le processus de l'accouchement.12
Les médecins recommandent qu'au cours de la seconde phase du travail, la tête de la femme soit légèrement surélevée afin de profiter de la gravité. Ainsi, les salles d'accouchement des hôpitaux ont des lits avec des poignées placées au bon endroit et des supports pour les jambes afin de permettre aux femmes enceintes de donner naissance dans la position la plus confortable.
D'autres praticiens conseillent à leurs patientes de s'accroupir ou de s'asseoir sur des chaises spécialement adaptées. Avant les développements technologiques récents, certaines salles d'accouchement possédaient une corde attachée au plafond, que les futures mamans devaient utiliser en se tirant en avant, favorisant ainsi le processus de l’expulsion. Toutes ces méthodes sont utiles théoriquement et logiquement.13 C'est peut-être pour cela qu’Allah dit à Maryam de tirer et de secouer le dattier.

Maryam retourne dans sa communauté

Quand Maryam revint avec le Prophète Jésus (psl), son peuple ne put comprendre le miracle d’Allah. Ils l'accusèrent donc d'indécence et la calomnièrent, même en sachant qu'elle était, en tant que membre de la famille d'Imran, pieuse, qu'elle craignait et respectait Allah, que sa conduite était irréprochable et qu'elle protégeait sa pudeur en permanence. Allah révèle certaines de ces calomnies :

Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent : "O Maryam, tu as fait une chose monstrueuse ! Soeur de Haroun, ton père n'était pas un homme de mal et ta mère n'était pas une prostituée." (Sourate Maryam, 27-28)

Sans aucun doute, ce fut une épreuve pour Maryam, puisqu'elle devait faire face à de telles accusations en dépit d'être une femme chaste qui tenait Allah en grand respect et crainte. Ces gens ignorèrent son caractère irréprochable et sa conduite honorable, en dépit de sa propre réputation et celle de sa famille, et de là, comme toujours, elle se tourna vers Allah, plaça sa confiance en Lui, sachant qu'Il la défendrait de la meilleure manière possible.

Le vœu de silence de Maryam

Allah, Qui exauçait toujours ses prières avec générosité et compassion, lui apporta une paix intérieure durant cette épreuve. Sachant qu’Allah l’innocenterait complètement, Allah lui inspira de faire un vœu : "Si tu vois quelqu'un d'entre les humaines, dis [-lui :] simplement, En vérité j'ai voué un jeûne au très miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain." (Sourate Maryam, 26) C'est ce qu'elle dit à son peuple.
Après cela, elle montrait seulement le Prophète Jésus (psl), à propos duquel Allah dit via Gabriel : "Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien." (Sourate al-Imran, 46), quand les gens lui faisaient face et la calomniaient.
Allah montra à son peuple un grand miracle en permettant au Prophète Jésus (psl) de parler alors qu'il n'était encore qu'un bébé au berceau. Par ses paroles, Allah disculpa sa mère Maryam et présenta aussi le Prophète Jésus (psl) comme étant un de Ses prophètes envoyé aux israélites :

Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent : "Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ?" Mais (le bébé) dit : "Je suis vraiment le serviteur d'Allah. Il m'a donné le Livre et m'a désigné Prophète. Où que je sois, Il m'a rendu béni ; et Il m'a commandé, tant que je vivrai, la prière et la zakat ; et la bonté envers ma mère. Il ne m'a fait ni violent ni malheureux. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant." Tel est Jésus, fils de Maryam : parole de vérité, dont ils doutent. (Sourate Maryam, 29-34)

Ce miracle stupéfia le peuple de Maryam. En disant : "Et celle-ci qui avait préservé sa chasteté ! Nous insufflâmes donc de Notre esprit en elle, et la désignâmes, elle et son fils, comme un signe pour les mondes." (Sourate al-Anbiya, 91), Allah les rendit supérieurs à tous les autres gens. Le caractère supérieur de Maryam, son honneur et sa pureté ont été révélés par ces paroles, et ceux qui l'avaient calomniée furent vaincus.
En disant : "Et Nous fîmes du fils de Maryam, ainsi que de sa mère, un signe ; et Nous donnâmes à tous deux asile sur une colline bien stable et dotée d'une source." (Sourate al-Mu'minun, 50), Il révèle que le Prophète Jésus (psl) et Maryam continuèrent à vivre sous Sa grâce après ces évènements.

Ceux qui calomnièrent Maryam

Ces miracles montrèrent aux israélites qu’Allah avait rendu Maryam et le Prophète Jésus (psl) supérieurs aux autres gens. En fait, Allah révèle que ceux qui continuèrent à diffamer Maryam seraient punis sévèrement :

Et à cause de leur infidélité et de l'énorme calomnie qu'ils prononcent contre Maryam. Et à cause leur parole : "Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Maryam, le messager d'Allah"... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié ; mais ce n'était qu'un faux-semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tu. (Sourate an-Nissa, 156-57)

Le caractère supérieur de Maryam

Maryam est un personnage modèle pour toutes les femmes musulmanes parce qu'elle conserva son caractère parfait tout au long de sa vie. Allah l'éleva comme une ravissante plante, pour reprendre l'expression du Coran, et lui donna une responsabilité très importante. Allah la choisit, tout comme Il choisit la famille d'Imran, fit d'elle une personne dans la lignée des gens les plus dévots et fidèles, et l'éleva comme ces gens vertueux.
Il lui donna ensuite le caractère d'un prophète choisi et supérieur en confiant son éducation au Prophète Zacharie (psl). Quand elle atteignit ce niveau de maturité, Allah commença à lui montrer Ses miracles, et elle vit clairement Sa grâce, Sa protection et Sa miséricorde envers elle. Un exemple de ce soutien et de cette grâce est qu'elle trouvait de la nourriture sur l'autel toutes les fois où elle l'adorait. Plus tard, Allah lui présenta Gabriel, qui lui parla de la grâce d’Allah envers elle avec ses propres paroles.
Maryam montra sa dévotion sincère envers Allah à travers sa vertu et son comportement irréprochables. Elle exprima également sa dévotion sincère et profonde envers Lui à travers sa détermination, sa dévotion et sa soumission inconditionnelle à Sa volonté.
Etre seule dans des moments de grande difficulté a été une grande épreuve pour elle, car elle n'avait personne pour l'aider, la soutenir ou la guider. Habituellement, les gens seuls s'abandonnent à la tristesse et à l'impuissance. Mais pas dans le cas de Maryam, car elle plaça tout son espoir et toute sa confiance seulement en Allah.
Elle recherchait constamment Son aide et savait qu'elle n'avait besoin que de Lui obéir et de suivre Sa direction. Elle ne s'abandonna jamais au désespoir et à la dépression, quelle que fût la difficulté de l'épreuve, car elle se soumettait de tout son cœur à Allah en sachant qu'Il transformerait toutes les adversités en bien et terminerait les épreuves de la meilleure manière qui fût. Et dans chaque difficulté, Allah lui donna une solution, l'appuya avec Sa grâce et Son aide, et transforma toutes les épreuves en bien et en beauté.
Son inexpérience était aussi un aspect important de son épreuve. Elle devint enceinte et accoucha toute seule. Totalement seule et ignorante de ce qu'il fallait faire, elle résista au pessimisme et afficha sa grande force, sa volonté et sa détermination. De plus, elle avait la tranquillité d'esprit caractéristique de ceux qui savent qu’Allah les aide avec les dons les plus parfaits. Ainsi Il facilita son fardeau et l'aida à réussir.
Un autre signe du caractère supérieur de Maryam était la patience qu'elle affichait en endossant ses responsabilités difficiles. Son peuple incroyant mit à l'épreuve sa patience en échouant à saisir sa position supérieure et honorable, en la regardant selon leur propre savoir peu judicieux, et en l'accusant de choses qu'elle n'avait pas faites. Ici aussi elle montra sa patience et sa foi entière en Allah. Elle ne compromit pas sa force, sa volonté et son intégrité, en sachant très bien qu’Allah contrôle toutes choses et qu'ainsi Il la disculperait.
Un autre trait de caractère perceptible était son manque total d'intérêt pour gagner l'acceptation de son peuple. Elle s'était soumise à Allah avec une foi pure, et elle n'était donc pas affectée par leurs accusations et leurs commentaires. Adonnée à sa foi et à sa dévotion, tout ce qu'elle s'efforçait de faire était de se comporter de la manière qui lui permettrait de gagner la bénédiction d'Allah. En conséquence, Allah la récompensa de Sa grâce.
Il y a deux moyens de communiquer son bon caractère aux autres : avec des paroles et à travers son comportement moral. La seconde manière est beaucoup plus efficace et utile, car c'est un moyen authentique qui ne peut être imité. La vie et le comportement de quelqu'un ne peuvent refléter ses croyances que s'il est sincère au fond de son cœur.
Maryam afficha cette moralité supérieure et devint un modèle et une invitation vivante à la religion à travers sa foi, son comportement et son caractère. Son appel sincère a été entendu de la meilleure manière possible, par la volonté d’Allah. La foi des croyants continue de s'approfondir lorsqu'ils suivent l'exemple de Maryam et essayent d'imiter son caractère.

LE FILS DE MARYAM,
LE PROPHETE JÉSUS (psl)


Le Prophète Jésus (psl), une des personnes élues par Allah dans cette vie et dans l'au-delà, a reçu la responsabilité d'appeler son peuple au droit chemin. Allah le décrit comme une personne qui était très différente des gens qu'il rencontra au cours de sa vie. Par exemple, il est né sans avoir de père, sa mère Maryam a su par Ses anges qu'il serait le Messie de son peuple, et il avait de nombreuses autres qualités uniques. Une de celles-ci est mentionnée dans le Coran :

Le Messie Jésus, fils de Maryam, n'est qu'un messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Maryam, et un souffle (de vie) venant de Lui. (Sourate an-Nissa, 171)

(Rappelle-toi,) quand les anges dirent : "O Maryam, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part : son nom sera 'al-Massih' 'Jésus', fils de Maryam, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah." (Sourate al-Imran, 45)

L'expression "Parole d’Allah" n'est utilisée que pour le Prophète Jésus (psl). Allah révéla son nom, Jésus le Messie, avant sa naissance et dit qu'il était une parole venant de Lui. C'est une indication qu'il était différent de tous ses contemporains.
Seul le Coran, qu’Allah a promis de garder intact et inaltéré jusqu'au jour du jugement, nous donne des informations précises sur le Prophète Jésus (psl). Et, contrairement au Nouveau Testament, le Coran énonce que le Prophète Jésus (psl) n'a pas été crucifié. Il fut plutôt élevé dans les cieux par Allah, et reviendra à la fin des temps, l'ère précédent le jour du jugement. De nombreux hadiths témoignent de ces faits.
Nous allons maintenant examiner ces faits en détail.

Jésus (psl) n'a pas été crucifié

Les soldats romains et les prêtres juifs qui étaient responsables de l'arrestation du Prophète Jésus (psl) affirmèrent qu'il fut crucifié et qu'il mourut sur la croix. Tous les chrétiens acceptent ces croyances fondamentales, tout comme la croyance qu'il fut ressuscité et élevé ensuite aux cieux. Cependant, le Coran nous fournit un tout autre compte rendu :

… Et à cause leur parole : "Nous avons vraiment tué le Messie, Jésus, fils de Maryam, le messager de Allah." Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié ; mais ce n'était qu'un faux-semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué. (Sourate an-Nissa, 157)

Mais Allah l'a élevé vers Lui. Et Allah est tout-puissant et sage. (Sourate an-Nissa, 158)

L'expression "ce n'était qu'un faux-semblant" révèle que le Prophète Jésus (psl) n'a pas été tué, mais qu'il a plutôt été élevé aux cieux. Allah énonce que ceux qui disent autrement n'ont aucune connaissance de la vérité. Les gens virent quelqu'un qui ressemblait au Prophète Jésus (psl) mourir, alors qu'en réalité le Prophète Jésus (psl) fut élevé au ciel.

La mort des Prophètes

Une analyse des mots utilisés pour raconter la mort ou l'assassinat des prophètes et ceux utilisés pour raconter l'attentat contre la vie du Prophète Jésus (psl) révèle un fait important. Dans le premier cas, Allah emploie un certain nombre de termes spécifiques pour relater la mort des prophètes, tels que qatala (tuer), maata (mourir), halaka (détruire) et salaba (pendre). Cependant le Coran est très clair et spécifique sur le fait qu’ils ne l'ont pas tué [wa ma qatalouhu] et ne l'ont pas crucifié [wa ma salabouhu]. Ce qui signifie qu'il n'a été tué en aucune façon. Dans un autre verset il est dit qu'une personne qui ressemblait à Jésus lui a été substitué et que c'est lui qui a été élevé vers Allah. Nous lisons dans un autre verset :

(Rappelle-toi) quand Allah dit : "O Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre [mutawaffîka], et t'élever vers Moi [wa raafi`uka], te débarrasser de ceux qui n'ont pas cru et mettre jusqu'au jour de la résurrection, ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c'est vers Moi que sera votre retour, et Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous vous opposiez. (Sourate al-Imran, 55)

En d'autres mots, le Prophète Jésus (psl) n'a pas connu une mort normale. Le mot tawaffa dans le verset ci-dessus est utilisé de la manière suivante :

Tawaffa : faire mourir, endormir ou rappeler à Soi

Je [Jésus] ne leur ai dit que ce Tu m'avais commandé, (à savoir) : "Adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur." Et je fus témoin contre eux aussi longtemps que je fus parmi eux. Puis quand Tu m'as rappelé [tawaffa], c'est Toi Qui fus leur Observateur attentif. Et Tu es témoin de toute chose. (Sourate al-Maidah, 117)

L'expression utilisée ici vient du mot arabe tawaffa, qui signifie l'action de ramener l'âme à soi, soit pendant le sommeil, soit à la mort ou, comme dans le cas de Jésus, être ramené à la présence d’Allah, pas tuer ni mourir. Par exemple, dans un verset où le mot tawaffa est employé, il ne s’agit pas de la mort d’un être humain, mais de "la prise de son âme pendant le sommeil" :

Et, la nuit, c'est Lui Qui prend vos âmes [yatawaffaakum], et Il sait ce que vous avez acquis pendant le jour. Puis Il vous ressuscite le jour afin que s'accomplisse le terme fixé. Ensuite, c'est vers Lui que sera votre retour, et Il vous informera de ce que vous faisiez (Sourate al-An'am, 60)

Le mot arabe traduit par "prendre" dans ce verset est le même que celui employé dans le verset 55 de la sourate Al-Imran. Le mot tawaffa est utilisé dans le verset ci-dessus. Il est, dès lors, évident que l’on ne meurt pas pendant le sommeil. Il est donc ici toujours question de "la prise de l’âme".
Allah énonce que le Prophète Jésus (psl) n'a pas été tué ni crucifié, que les gens ont vu quelqu'un lui ressemblant, qu'Il le ramena à Lui (comme ce qui se passe au cours du sommeil) et l'éleva aux cieux. Pour tous les autres prophètes, des mots comme qatal ou mawt (la mort) sont utilisés. Ainsi, nous pouvons conclure que le Prophète Jésus (psl) a été placé dans un état ressemblant au sommeil et élevé à la présence d’Allah, qu'il n'a pas vécu la mort comme nous la connaissons et qu'il a quitté notre dimension.

Le retour du Prophète Jésus (psl)

De nombreux versets se réfèrent à la seconde venue du Prophète Jésus. Certains d'entre eux sont cités dans ce qui suit :

1) (Rappelle-toi) quand Allah dit : "O Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t'élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n'ont pas cru et mettre jusqu'au jour de la résurrection ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c'est vers Moi que sera votre retour, et Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous vous opposiez. (Sourate al-Imran, 55)

Ce verset mentionne les gens qui suivent le Prophète Jésus (psl) et qui seront au-dessus des incroyants jusqu'au jour de la résurrection. En conséquence, il y aura des gens qui le suivront jusqu'au jour de la résurrection. En regardant les chrétiens d'aujourd'hui, on voit que le cœur de leur religion a été modifié et que ce n'est pas la même foi que celle prêchée par le Prophète Jésus (psl). Par exemple, ils affirment qu'il est le fils d’Allah et qu'il fait partie d'une trinité (le Père, le Fils et le Saint Esprit). (Allah est bien au-dessus de ce qu'ils Lui imputent.) Ainsi, en transgressant les limites qu’Allah a établies pour l'humanité, les chrétiens d'aujourd'hui sont éloignés de la vraie religion d’Allah et ne peuvent pas être considérés comme les suiveurs du Prophète Jésus (psl). Le Coran énonce explicitement que ceux qui croient en la trinité sont des incroyants :

Sont aussi impies ceux qui disent : "En vérité, Allah est le troisième de trois." Alors qu'il n'y a de divinité qu'une divinité unique ! (Sourate al-Maidah, 73)

Par conséquent, les gens qui suivent le Prophète Jésus (psl) doivent apparaître lors de sa seconde venue sur terre, et ils seront élevés au-dessus des incroyants jusqu'au jour du jugement.

2) Il n'y aura personne, parmi les gens du Livre, qui n'aura pas foi en lui avant sa mort. Et au jour de la résurrection, il sera témoin contre eux. (Sourate an-Nissa, 159)

Ici, "lui" désigne Jésus (psl), comme l'éclaircit le verset suivant :

… et à cause leur parole : "Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Maryam, le messager d'Allah"... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié ; mais ce n'était qu'un faux-semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué. Mais Allah l'a élevé vers Lui. Et Allah est puissant et sage. (Sourate an-Nissa, 157-158)

Certains érudits interprètent l'expression "avant sa mort" comme signifiant "avant la mort des gens du livre (juifs et chrétiens)". Dans ce cas, chaque juif et chaque chrétien croiront en Jésus (psl) avant qu'ils ou qu’elles ne meurent. Mais pendant la vie du Prophète Jésus (psl), la grande majorité des juifs de la région refusèrent de croire en lui, et certains d'entre eux essayèrent même de le tuer. Comme pour les juifs et les chrétiens qui vécurent après que le Prophète Jésus (psl) fût élevé en Sa présence, ils ne peuvent être considérés comme ses disciples, car ils ne satisfont pas la définition coranique de la foi et de la croyance.
L'expression au jour de la résurrection, il sera témoin contre eux, indique encore que le Prophète Jésus (psl) reviendra une nouvelle fois. Il est évident que le verset se réfère à l’avenir car il parle de la mort de Jésus (psl). Jésus (psl) n’est pas mort, il a été élevé vers Allah. Il reviendra sur terre, vivra pendant une période précise et mourra ensuite. Deuxièmement, tous les gens du Livre auront foi en lui. C’est un événement qui n’est pas encore arrivé, mais qui aura certainement lieu dans l’avenir.
Comme nous allons le voir dans les prochains chapitres, les gens du Livre le verront, le connaîtront et lui obéiront alors qu’il est toujours en vie. Jésus (psl) témoignera pour eux au jour dernier. Allah sait sûrement mieux.

1)D'autres versets mentionnent son retour sur terre, comme ceux donnés ci-dessous :

Quand on cite l'exemple du fils de Maryam, ton peuple s'en détourne, en disant : "Nos dieux sont-ils meilleurs, ou bien lui ?" Ce n'est que par polémique qu'ils te le citent comme exemple. Ce sont plutôt des gens chicaniers. Il (Jésus) n'était qu'un serviteur que Nous avions comblé de bienfaits et que Nous avions désigné en exemples aux Enfants d'Israël. Si Nous voulions, Nous ferions de vous des anges qui vous succéderaient sur la terre. (Sourate az-Zukhruf, 57-60)

Allah se réfère à lui par un titre spécifique, un signe du jour du jugement :

Il sera un signe au sujet de l'Heure. N'en doutez point. Et suivez-moi : voilà un droit chemin. (Sourate az-Zukhruf, 61)

Ce verset indique clairement que le Prophète Jésus (psl) reviendra de nouveau, car il vécut environ six siècles avant la révélation coranique. Ainsi, comme sa première vie ne peut pas se comprendre comme un signe du jour du jugement, il reviendra au cours de la fin des temps, la période précédant immédiatement ce jour.

2)De nombreux autres versets indiquent cet évènement miraculeux. Parmi eux :

(Rappelle-toi,) quand les anges dirent : "O Maryam, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part : son nom sera "al-Massih", "Jésus", fils de Maryam, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah". Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien". - Elle dit : "Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée ?" - "C'est ainsi !" dit-Il. Allah crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement : "Sois" ; et elle est aussitôt. "Et (Allah) lui enseignera l'écriture, la sagesse, la Thora et l'Evangile." (Sourate al-Imran, 45-48)

Mais quel "livre" enseignera-t-Il au Prophète Jésus (psl) ? Allah répond à cette question dans le verset suivant, où la même expression est utilisée :

Et quand Allah dira : "O Jésus, fils de Maryam, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout comme en ton âge mûr. Je t'enseignais le livre, la sagesse, la Thora et l'Evangile !" (Sourate al-Maidah, 110)

Quand on examine le livre mentionné dans les deux versets, on réalise qu'il indique le Coran, le dernier livre envoyé à l'humanité. Les livres précédents étaient la Thora et la Bible (les psaumes, révélés au Prophète David (psl), sont contenus dans l'Ancien Testament). Un autre verset utilise le mot livre à la place de Coran quand il est listé avec la Thora et l'Evangile :

Allah ! Pas de divinité à part Lui, le Vivant, Celui Qui subsiste par Lui-même "al-Qayyum". Il a fait descendre sur toi le livre avec la vérité, confirmant les livres descendus avant lui. Et Il fit descendre la Thora et l'Evangile ... (Sourate al-Imran, 2-3)


Ainsi, le troisième livre enseigné au Prophète Jésus (psl) est le Coran. Manifestement, puisqu'il a été élevé en la présence d’Allah quelques six cent ans avant sa révélation, il doit revenir de nouveau. Les hadiths de notre Prophète (pbsl) révèlent que le Prophète Jésus (psl) règnera selon le Coran, pas selon la Bible, quand il reviendra. Cette interprétation convient à la signification du verset. (Allah est l’Omniscient)

5) De plus, "Pour Allah, Jésus est comme Adam qu'Il créa de poussière, puis Il lui dit "Sois" : et il fut." (Sourate al-Imran, 59) peut aussi présager le retour du Prophète Jésus (psl). Les savants soulignent que les deux Prophètes ont été créés sans père : le Prophète Adam (psl) a été créé de terre par l'ordre de Allah "Soit !" ; le Prophète Jésus (psl) a été créé sans père par le même ordre divin. Le Prophète Adam (psl) a été amené des cieux sur la terre ; peut-être que le Prophète Jésus (psl) descendra de Sa présence vers la fin des temps. Comme on l'a vu, les versets indiquant son retour sont très clairs. De plus, le Coran n'utilise aucune autre expression similaire pour les autres prophètes ; ces expressions ne sont utilisées que pour le Prophète Jésus (psl).

3)Un autre verset se rapportant à l'ascension du Prophète Jésus (psl) est le suivant :

Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant. (Sourate Maryam, 33)

Quand nous confrontons ce verset au verset 55 de la sourate al-Imran 55, nous voyons surgir une importante vérité. Nous lisons dans le verset de la sourate al-Imran que Jésus a été élevé auprès d'Allah. Ce verset ne donne aucune information sur sa mort. Or dans la sourate Maryam, au verset 33, il est question du jour où Jésus mourra. Cette seconde mort n'est possible que si Jésus meurt après son retour et son second séjour sur terre.

4)Une autre preuve est le mot kahlaan, mentionné dans les versets ci-dessous :


Et quand Allah dira : "O Jésus, fils de Maryam, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout comme en ton âge mûr. [kahlaan]. (Sourate al-Maidah, 110)

Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr [kahlaan] et il sera du nombre des gens de bien. (Sourate al-Imran, 46
)

Ce mot n'apparaît dans tout le Coran que dans ces deux versets et se rapportent exclusivement à Jésus. Ce terme employé pour Jésus correspond à une période dans la vie de l'homme située entre 30 et 50 ans, lorsque l'on est plus dans sa prime jeunesse, mais que l'on n'a pas encore atteint la vieillesse, que l'on se trouve dans la force de l'âge. Les savants s'accordent à traduire ce terme comme signifiant: qui a plus de 35 ans.
En s'appuyant sur un hadith rapporté par Ibni Abbas qui dit que Jésus s'est élevé aux cieux alors qu'il était au début de la trentaine et qu'il vivra encore 40 ans sur terre quand il reviendra, les savants musulmans affirment que Jésus ne connaîtra la vieillesse que lors de son second séjour, et c'est pour cette raison que l'on peut considérer que ce verset est une preuve attestant que Jésus reviendra sur terre.14
Le Coran n'utilise cette expression qu'en rapport avec le Prophète Jésus (psl), car tous les autres prophètes que nous connaissons ont accompli leurs responsabilités d'appeler leurs peuples à croire après qu'ils eussent atteint un âge de maturité. Ce verset ne concerne que Jésus et souligne le caractère extraordinaire et miraculeux de sa situation. Les termes "berceau" et "âge mûr" renvoient à deux périodes miraculeuses de la vie de Jésus.
At-Tabari, dans son ouvrage Le commentaire d'at-Tabari, explique ces expressions avec les termes suivants :
Ces propos (Sourate al-Maidah, verset 110) indiquent qu'afin d'accomplir entièrement sa destinée et parler aux hommes dans son vieil âge, Jésus descendra du ciel. Cela s'explique par le fait qu'il y est monté alors qu'il était jeune. Ce verset (Sourate al-Imran, 46) prouve que Jésus est en vie et les gens de la Sunnah partagent cet avis. En effet, ce verset dit qu'il parlera aux hommes alors qu'il sera dans la maturité de l'age et pour ce faire, il lui faut redescendre sur terre.15
Les interprétations de kahlaan, comme toutes les autres informations concernant le Prophète Jésus (psl), indiquent son retour miraculeux sur terre à la fin des temps tout autant que ses efforts pour diriger les gens vers la vraie religion. Sans aucun doute, ce sont de bonnes nouvelles pour tous les croyants, un don et une grâce d’Allah. Ainsi, les croyants ont la responsabilité de soutenir et de défendre le Prophète Jésus (psl) après sa seconde venue de la manière la plus appropriée et de vivre selon la moralité du Coran.

COMMENT LES SOCIETES INCROYANTES PERCOIVENT LES FEMMES


La place de la femme

Tout le savoir nécessaire pour vivre une vie qui permettra de gagner la bénédiction d’Allah est contenu dans le Coran : la véritable nature de la vie sur Terre, pourquoi l'humanité a été créée, comment vivre une vie accomplie, et le système le plus approprié de moralité. Les gens qui croient en cette vérité et vivent leurs vies en conséquence trouveront le véritable bonheur ici et dans l'au-delà.
Les sociétés incroyantes, cependant, n'ont pas de vérités ou de pouvoirs absolus pour guider leur peuple. En fait, ils ne savent pas d'où viennent la plupart de leurs valeurs, qui les a découvertes, et quand et pourquoi elles sont devenues les normes sociales de leur société. Ces règles, qui ne peuvent être vérifiées, mais sont adoptées par la communauté entière, ont été héritées de leurs ancêtres. En vérité, toutes les valeurs, les idéaux et les fondations sociales des sociétés incroyantes sont basés sur la tradition, connue aussi comme "la voie des ancêtres". Chaque personne a une place fixée suivant son statut social, son sexe, ses croyances, sa situation et son mode de vie.
La place d'une femme est déterminée par ces critères invariables et par les croyances dominantes. Dans certaines sociétés, les femmes sont considérées comme ayant une âme plus faible que celle des hommes, juste parce qu'elles sont physiquement plus faibles. Il est surprenant de voir que de nombreuses personnes croient réellement en ce mensonge à cause de l'idée erronée et clairement illogique que la personnalité, la moralité et les capacités d'une femme sont limitées proportionnellement à son corps plus frêle. Par exemple, différentes activités sont classées comme étant un travail d'homme ou un travail de femme. Il est évident que leur force physique et leur carrure ont un certain impact sur les tâches qu'ils peuvent accomplir. Mais dans les sociétés incroyantes, cette distinction est basée sur un certain fanatisme qui leur attribue des faiblesses dans leur talent et dans leur esprit.
Les femmes modernes, à travers leurs capacités et leurs réalisations, ont réfuté de telles affirmations manquant d'objectivité. Néanmoins, certains éléments de la société considèrent toujours les femmes comme incompétentes à certains égards ou croient que les hommes, simplement parce qu'ils sont des hommes, peuvent faire un meilleur travail.
Certaines personnes croient également à tort que les femmes ont un caractère plus faible que celui des hommes. Dans les sociétés incroyantes, on considère comme allant de soi que les femmes paniquent et perdent leur contrôle, tandis que les hommes restent tranquilles et calmes. Ou bien, dans une situation d'adversité, on dit que les hommes affichent une plus grande force de caractère, tandis que les femmes tardent à réagir. Les filles sont conditionnées pour se conformer à ce préjugé depuis leur tendre enfance. Les familles, qui font attention à donner à leurs garçons une force de caractère, conditionnent leurs filles avec des traits de caractère opposés. En face de problèmes, on dit aux garçons que "les garçons ne pleurent pas", "comporte-toi comme un homme", "soit brave", "ne soit pas effrayé comme une petite fille", "tu pleures comme une petite fille". On dit aussi aux filles qu'elles sont différentes des garçons et qu'elles doivent se comporter en conséquence.
Dans de telles sociétés, les responsabilités et les métiers des femmes sont limités à certains domaines. En conséquence de ce fanatisme, la plupart des sociétés pratiquent toujours une discrimination contre les femmes. Par exemple, Allah révèle que les filles étaient considérées comme étant tellement sans valeur dans certaines sociétés que leurs pères les enterraient vivantes dès qu'elles naissaient :
… et qu'on demandera à la fillette enterrée vivante pour quel péché elle a été tuée. (Sourate at-Takwir, 8-9)

Dans d'autres versets, Allah parle des gens dont les visages se fâchaient en apprenant qu'ils avaient une nouvelle fille et ils se cachaient ensuite avec gêne des gens :

Et lorsqu'on annonce à l'un d'eux une fille, son visage s'assombrit et une rage profonde [l'envahit]. Il se cache des gens, à cause du malheur qu'on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l'enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement ! (Sourate an-Nahl, 58-59)

Allah révèle aussi que de telles personnes considéraient leurs filles comme étant de jolies choses incapables de se défendre par elles-mêmes :

Or, quand on annonce à l'un d'eux (la naissance) d'une semblable de ce qu'il attribue au Tout Miséricordieux, son visage s'assombrit d'un chagrin profond. Quoi ! Cet être (la fille) élevé au milieu des parures et qui, dans la dispute, est incapable de se défendre par une argumentation claire et convaincante ? (Sourate az-Zukhruf, 17-18)

A travers Ses prophètes, Allah instruisit ces gens sur la nature erronée de ce préjugé. Grâce aux prophètes et à la propagation de l'Islam parmi les peuples, cette façon de voir ignorante et éhontée a été grandement réfrénée.
Les garçons et les filles sont tous des dons d’Allah pour lesquels les gens doivent être reconnaissants :

A Allah appartient la royauté des cieux et de la terre. Il crée ce qu'Il veut. Il fait don de filles à qui Il veut, et don de garçons à qui Il veut, ou bien Il donne à la fois garçons et filles ; et Il rend stérile qui Il veut. Il est certes omniscient et omnipotent. (Sourate ash-Shura, 49-50)


A travers l'histoire, de nombreuses sociétés ont adopté de telles attitudes malavisées envers les femmes. Une réalité importante, cependant, ne doit pas être négligée : malheureusement, la moralité, le comportement et la personnalité de certaines femmes aident à répandre et à justifier cette tradition ignorante en prouvant sa véracité.
L'Islam réfute cette vue fanatique en déclarant que tous les musulmans, en englobant les hommes et les femmes, ont des esprits vifs, des facultés hautement développées de compréhension, une grande force de caractère et un sens supérieur de la moralité. Maryam et la femme de Pharaon sont d'excellents exemples de cette vérité.
Dans les pages à venir, nous allons examiner brièvement l'ignorance qui empêche les femmes de terrasser cette tradition destructrice et d'adopter la moralité supérieure de la religion, et nous mettrons en avant les différences de caractère entre les femmes incroyantes et les femmes musulmanes.

Le caractère des femmes dans les sociétés incroyantes

Le caractère prédominant des femmes qui vivent dans les sociétés incroyantes, indépendamment de leur éducation ou de leurs autres réalisations, est clairement visible pour tous. Une raison à cela est que les sociétés incroyantes encouragent leurs femmes, depuis un âge précoce, à adopter ce caractère approuvé socialement en le rendant attirant. Cernées de tous côtés par le même type de suggestions, les filles s'y conforment habituellement sans réfléchir. Elles apprennent comment se comporter convenablement en observant leurs mères et les autres femmes, puis en s’appropriant les idéaux qui leur sont décrits. Elles répètent les expressions de leurs modèles, en commençant à imiter leur comportement, et essayent généralement de rivaliser avec elles. En conséquence, en l'absence d'autres modèles, elles acceptent ce qu'elles voient comme la femme idéale et s'efforcent de vivre selon cette image.
Il y a bien sûr des exceptions, car certaines femmes reconnaissent cette tradition erronée pour ce qu'elle est et refusent de l'adopter. Mais cette seule reconnaissance ne peut les en libérer. Par exemple, elles peuvent échapper à certaines fautes de comportement mais continuent de vivre une existence conflictuelle et contradictoire car leurs caractères ne sont pas définis par la moralité du Coran. De ce fait, les différences entre leur caractère et celui des femmes de leur société en général restent limitées à leur refus de se conformer aux attentes de leur société. Toutes les femmes qui n'imitent pas le caractère des femmes musulmanes défini par le Coran auront toujours à lutter contre leur propre type de caractère, lequel restera incohérent et erroné.
Quand on examine les caractéristiques générales des femmes vivant dans les sociétés incroyantes, on s'aperçoit qu'elles ont toutes le même type de caractère, à tel point que la société les perçoit comme étant toutes identiques. Une des vues les plus communes est que les femmes n'ont pas la même personnalité forte et obstinée que les hommes. La plupart des femmes, comme les hommes, concèdent ce fait et ne se considèrent donc jamais comme capable de protéger ou défendre qui que ce soit. Puisqu'elles se considèrent elles-mêmes inférieures ou moins capable que les hommes, elles recherchent habituellement quelqu'un pour prendre soin d'elles, que ce soit financièrement ou autrement, afin de les protéger de brutalités ou d'autres dangers. Elles attendent de leurs maris qu'ils prennent soin d'elles et ensuite, quand elles sont veuves, de leurs fils.
Ce faible caractère mène à des problèmes de comportement comme l'instabilité émotionnelle, les pleurs, la jalousie, l'hystérie, être facilement fâché à propos de choses ou avec d'autres gens. Les sociétés incroyantes considèrent ces caractéristiques comme faisant partie de la nature de la femme, aussi bien que leur plus grande sensibilité aux évènements négatifs. Ainsi, il est parfaitement correct pour elles de pleurer dans de tels cas. Les hommes, d'un autre côté, sont supposés être braves et forts, car seules les femmes sont considérées comme étant facilement fâchées et hautement émotionnelles. Une autre observation répandue est que certaines femmes incroyantes se laissent facilement aller au désespoir, à l'inquiétude, aux plaintes et aux querelles quand elles font face à des problèmes. De telles réactions sont contraires à la moralité du Coran.
Tous ces traits de caractère ont une chose en commun : ils n'amènent que le chagrin et le malheur à tout le monde. De là, de telles femmes vivent tendues, malheureuses et troublées. En d'autres mots, leur décision, qu'elle soit consciente ou non, d'adhérer à cette vue traditionnelle erronée de la femme idéale les rend misérables, parce qu'elles suivent les mauvais idéaux, le mauvais but dans la vie et une mauvaise vision du monde.
Tout comme tous les incroyants, les femmes poursuivent la vie temporaire de ce monde et ses attractions illusoires. Leurs principaux idéaux sont de goûter aux plaisirs de cette vie autant que possible, d'augmenter continuellement leur niveau de vie, d'avoir un nom et un statut réputé dans la communauté et de gagner l'admiration et les compliments de leur société.
Elles sont attristées par les choses qu'elles ne peuvent contrôler, comme s'inquiéter de ce que peut apporter le futur et craindre pour leur vie ou leurs biens. Comme leur société le suggère, elles ne cherchent qu'à être de bonnes mères au foyer, ou de bonnes épouses. Ou bien, l'autre chose que l'on attend d'elles est qu'elles trouvent un bon travail et poursuivent une carrière qui leur permette de devenir financièrement indépendantes.
Il va sans dire qu'il n'y a rien de mal à poursuivre de tels buts, car ce sont des choses que les gens peuvent légitimement désirer dans la vie. Cependant, ce qui est mal est d'encourager les femmes à passer leurs vies dans ces limites et de restreindre de cette façon leurs idéaux. Tous les êtres humains seront soit récompensés soit punis le jour du jugement selon leurs efforts, ou l'absence d'efforts, de gagner la bénédiction d’Allah.
Les femmes incroyantes ont un défaut fondamental dans leur caractère : leur désir de jouir des seuls plaisirs de ce monde et de vivre en conséquence. Or tout ce qu'elles ont (prestige, statut, amis, famille ou enfants) est destiné à disparaître. La seule chose qui reste pour toujours est Allah. Par conséquent, les gens devraient choisir leur personnalité, leurs valeurs morales, leur style de vie, leurs idéaux et tout le reste afin de gagner Sa bénédiction. Autrement, les gens se retrouveront emprisonnés dans leur propre petite vie et dans leurs propres petits mondes, puis trouveront une souffrance et un regret éternel dans l'au-delà.
Sans aucun doute, de nombreuses femmes sont mécontentes de leur place dans la société et elles remettent ainsi en question la tradition de la femme idéale, essayant de s'en évader. Elles parviennent souvent à un succès visible dans leurs domaines et soulignent l'inexactitude des vues conventionnelles de leur société sur les femmes. Mais parce qu'elles continuent de vivre selon les valeurs de leur société incroyante et n'adoptent pas le caractère qui permet de gagner la bénédiction d’Allah, elles ne parviennent pas à obtenir ce qu'elles cherchent sincèrement : un vrai respect et la confiance de leur société. Même si elles semblent avoir atteint leurs buts, elles restent malheureuses et insatisfaites car elles savent qu'elles ne les ont pas atteints sincèrement et de manière permanente.
Les gens qui adoptent aveuglément les stéréotypes de leur société ont des excuses pour leur comportement. Tout d'abord, ils pensent que ces croyances sociales empêchent les femmes d'abandonner le type de caractère fixé pour elles. Elles craignent que la société les critique ou les accuse, ou même les réprouve. Par conséquent, elles préfèrent vivre selon les types de caractères idéaux de leur société incroyante plutôt que de risquer la moindre répercussion négative.
Une autre raison au fait que certaines femmes hésitent à se défaire du modèle féminin socialement acceptable est la pression qu'elles subissent des personnes d'influence et d'autorité sur elles dans leur environnement proche. Cette attitude les empêche de s'éloigner de ce type de caractère, même si elles reconnaissent clairement ses failles.
Mais la principale raison pour laquelle ces femmes ne peuvent échapper à ce type de caractère erroné est qu'elles ne savent pas comment trouver le caractère idéal qui leur permettrait de forcer la société à les accepter une fois qu'elles auraient cassé cette tradition. Puisqu'il leur manque cette connaissance, elles continuent de chercher une solution aux mauvais endroits. Par exemple, une mère au foyer pense qu'elle aura une meilleure place dans la société, ainsi que plus de respect et plus d'amour de son entourage, en devenant femme d'affaires ou avec un autre type de profession. De même, une femme d'affaires croit qu'elle trouvera les mêmes choses en grimpant les échelons de l'entreprise ou en faisant un meilleur travail, plus respectable.
En réalité, toutes ces manières de pensée sont défectueuses. Il n'y a qu'une seul manière de vivre, qu'un seul caractère et une seule moralité qui les rendra honorables et supérieures dans les deux mondes : vivre selon le Coran, lequel dote les gens du caractère le plus fort et des valeurs morales les plus élevées, et permet de gagner la bénédiction d’Allah tout autant que l'amour et le respect des gens.
Par conséquent, toute personne ne doit pas adopter la personnalité idéale jugée par les autres comme convenable pour elle, mais plutôt rechercher et trouver la vérité. Allah a révélé les traits de caractère les plus véridiques et la meilleure personnalité pour tous les gens, et la manière de l'acquérir est la plus simple, la plus facile et la plus parfaite. Allah dit :

Et quant à celui qui croit et fait bonne œuvre, il aura, en retour, la plus belle récompense. Et Nous lui donnerons des ordres faciles à exécuter. (Sourate al-Kahf, 88)

L'IMPORTANCE DES FEMMES


Certaines personnes ignorent l'importance et la valeur accordées par l'Islam aux femmes. Les femmes qui ne connaissent pas cette réalité, comme tous les gens ayant des connaissances insuffisantes du Coran, essayent de protéger leurs droits en travaillant dans leur vision du monde, qui suit une logique d'incroyance. Les conditions sociales dans le monde rendent cette réalité évidente. Par exemple, de nombreuses femmes continuent à être exposées à la violence, à être maltraitées, sont au chômage, et ont besoin d'être prises en charge après que leurs maris les aient abandonnées ou répudiées, ou après leur décès.
Ces problèmes ne seront pas résolus tant que les gens ne reviendront pas à la seule source qui fournit des solutions durables et véridiques : le Coran. Aucune stratégie basée sur la logique et les valeurs des sociétés incroyantes n'aura du succès, comme le révèle Allah :

Si la vérité était conforme à leurs passions, les cieux et la terre et ceux qui s'y trouvent seraient, certes, corrompus. Au contraire, Nous leur avons donné leur rappel Mais ils s'en détournent. (Sourate al-Mu'minune, 71)

Quand les gens fondent leurs vies sur leurs propres valeurs de bien et de mal, les résultats sont toujours désastreux. Toutes les choses et toutes les personnes sont ainsi destinées à continuer sur leur chemin de dégénérescence.
Etant donné la persistance des valeurs fondées sur l'incroyance, et en dépit de leur conscience de leur style de vie troublé, les incroyants ne peuvent pas trouver de solution durable à leurs problèmes. Ainsi, ils se retrouvent continuellement à se détourner de la seule voie qui les mènera à la prospérité, même s'ils ont conscience de cela.
La seule solution est le Coran, lequel fournit la voie la plus facile, autant que la plus belle et la plus satisfaisante, pour vivre. Le seul chemin qui peut mener vers la justesse est Son chemin, car Lui seul mène au bien et à la prospérité. Allah révèle que le Coran apporte aux gens honneur et dignité, et que ceux qui respectent ses valeurs et suivent ce juste chemin trouveront le succès dans toutes les choses qu'ils entreprennent.
Toutes les solutions véridiques et durables aux problèmes des femmes se trouvent dans le Coran. L'Islam, qui a été révélé pour guider l'humanité au salut, valorise véritablement les femmes. De nombreux versets protègent les femmes et leurs droits, car le Coran a éliminé les stéréotypes erronés prédominants sur les femmes et leur a donné une position respectable dans la société. Notre Seigneur enseigne que la supériorité en Sa présence n'est pas basée sur le sexe, mais plutôt sur la crainte et le respect d’Allah, la foi, la droiture, la dévotion et le vénération pour Lui.
Allah a révélé les démarches que doivent entreprendre les femmes afin d'assurer leur protection et le respect dans la société, et pour trouver l'amour et la dignité qu'elles méritent. Toutes ces mesures bénéficient aux femmes et cherchent à empêcher les dommages envers leurs intérêts ou une quelconque forme d'oppression et de stress vains.
Dans le prochain chapitre, nous allons discuter de la manière dont le Coran garantit que les femmes soient traitées selon leur vraie valeur et leur honneur. Comme Allah l'a révélé, l'Islam valorise tous les gens et leur apporte honneur, dignité et respectabilité dans les deux mondes.

La seule mesure de la véritable supériorité

Les incroyants, dont les valeurs diffèrent de celles révélées dans le Coran, mènent leurs vies selon les valeurs de leur société, lesquelles sont le produit de leur propre raisonnement, donc peu fiables. Dans un verset, Allah pose la question suivante :

Est-ce donc le jugement du temps de l'ignorance qu'ils cherchent ? Qu'y a-t-il de meilleur qu'Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ? (Sourate al-Maidah, 50)


Une des valeurs basées sur l'incroyance est le critère pour la supériorité. Les critères des incroyants pour la distinction et la supériorité sont dérivés des valeurs de ce monde comme les biens, le statut, la carrière ou l'attrait physique. S'ils ne satisfont pas à ces critères, ils admirent ceux qui le peuvent et ils se sentent relativement sans valeur en comparaison.
Par conséquent, les détails des situations de tous les jours deviennent importants pour classifier les gens. Par exemple, certaines personnes considèrent qu'il est vital de vivre dans une banlieue chic, d'avoir la voiture la plus récente et la plus désirable, d'avoir des parents ayant réussi leur carrière et d'avoir une profession enviable. Ou bien, ils veulent des habits chers et de marque, des parents bien placés, un diplôme de la meilleure université et ainsi de suite. Quand ils choisissent leurs amis, leurs associés ou même une épouse potentielle, ils suivent les mêmes critères.
Dans de nombreux pays, les gens accordent beaucoup d'importance à la couleur de la peau, à la langue qu'ils parlent ou à la nationalité. En fait, les mêmes critères de supériorité s'appliquent à toutes les sociétés incroyantes, avec seulement quelques différences mineures basées sur la culture, l'histoire ou d'autres facteurs.
A la base du rôle adéquat des femmes repose les mêmes faux critères. En appliquant les traditions peu judicieuses de leur société et les critères fabriqués par elle, les femmes continuent d'être traitées comme des citoyens de seconde zone.
Allah, d'un autre côté, révèle que le meilleur critère et le plus véridique est le Sien. Dans le Coran, Il révèle qu'Il n'a qu'un seul critère : la crainte et le respect d'une personne envers Lui :

O hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous fassiez connaissance entre vous. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes omniscient et grand connaisseur. (Sourate al-Hujurat, 13)

O enfants d'Adam ! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement pour cacher vos nudités, ainsi que des parures. - Mais le vêtement de la piété voilà qui est meilleur. - C'est un des signes (de la puissance) d'Allah. Afin qu'ils se rappellent. (Sourate al-A'raf, 26)

Dans un autre verset, Allah révèle que cette crainte et ce respect sont la qualité la plus bénéfique qu'ils puissent acquérir :

Et le bien que vous faites, Allah le sait. Et prenez vos provisions ; mais vraiment la meilleure provision est la piété. Et redoutez-Moi, ò doués d'intelligence ! (Sourate al-Baqarah, 197)

Par conséquent, les gens ne doivent pas s'efforcer d'acquérir des biens et des richesses, ou un renom et un bon statut, mais plutôt la crainte et le respect d’Allah, car seule cette qualité les rendra supérieurs et estimés dans les deux mondes.
Allah conseille aussi aux gens de ne pas rechercher les richesses, qui sont devenues une mesure de supériorité parmi les hommes, mais de demander Son bon vouloir :

Ne convoitez pas ce qu'Allah a attribué aux uns d'entre vous plus qu'aux autres ; aux hommes la part qu'ils ont acquise, et aux femmes la part qu'elles ont acquise. Demandez à Allah de Sa grâce. Car Allah, certes, est omniscient. (Sourate an-Nissa, 32)


Ainsi, ceux qui mesurent la supériorité en termes de sexe, de force physique ou n'importe quelle autre valeur fondée sur l'incroyance commettent une grande erreur. Comme Il le dit dans le Coran : "Ceux et celles qui font la charité et qui ont fait à Allah un prêt sincère, cela leur sera multiplié et ils auront une généreuse récompense." (Sourate al-Hadid, 18). Ce verset rappelle aux gens, aux hommes aussi bien qu'aux femmes, qu'ils ne peuvent trouver de véritables récompenses qu'en vivant selon la moralité qu'Il a révélée dans le Coran.

Les hommes et les femmes sont égaux

Sans aucun doute, chaque société connaît tous les débats traditionnels sur le rôle et la place idéale des femmes. Leur statut social et leur importance dans la famille, si elles doivent travailler ou non, et d'autres questions sociales ont été discutés apparemment pour toujours. Pour les musulmans, ces questions sont réglées par le Coran : les hommes et les femmes sont égaux. Le fait que les hommes et les femmes ont des constitutions physiques différentes et que les femmes sont généralement plus faibles que les hommes sont hors de propos et ne peuvent être utilisés pour réduire la valeur des femmes.
Ce qui compte vraiment dans la moralité islamique n'est pas de savoir si quelqu'un est un homme ou une femme, mais s’il est croyant, et s’il craint et respecte Allah. Chaque croyant doit s'efforcer de vivre selon la moralité du Coran, car les résultats de cet effort sont ce qu’Allah valorise et ce qu’Il mesurera dans l'au-delà. Allah révèle les qualités que tous les musulmans, hommes ou femmes, doivent avoir :

Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la salât, acquittent la zakat et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est puissant et sage. (Sourate at-Tawbah, 71)


Comme Allah le révèle, tous les musulmans, quel que soit leur sexe, ont les mêmes responsabilités : adorer Allah, vivre selon la moralité du Coran, ordonner le bien, empêcher le mal, et respecter les règles et les conseils du Coran. Allah promet à quiconque craignant et respectant les limites qu'Il a établies pour l'humanité, qu'Il leur donnera la capacité de distinguer le bien du mal :

O vous qui croyez ! Si vous craignez Allah, Il vous accordera la faculté de discerner (entre le bien et le mal), vous effacera vos méfaits et vous pardonnera. Et Allah est le Détenteur de l'énorme grâce. (Sourate al-Anfal, 29)

Le sexe n'a pas d'influence sur cela, car Allah a donné à tout le monde un esprit capable de le ou la mener sur le droit chemin, de prendre les bonnes décisions et de donner les bonnes réponses en échange de la foi et de la dévotion. Par conséquent, l'esprit n'a rien à voir avec le sexe, mais plutôt avec la dévotion, la crainte et le respect d’Allah.
Tout homme ou femme qui agit suivant les impulsions de l'esprit dérivé de la foi peut réussir dans de nombreux domaines. Cela dépend de sa volonté, de sa motivation et de son obstination. Les croyants ne se reposent jamais sur leurs lauriers, car cela fait partie de la moralité islamique que de toujours s'efforcer d'être plus intelligent, plus talentueux, plus responsable et plus vertueux, tout autant que de rechercher à toujours améliorer son caractère. Allah révèle que les croyants Le prient pour un caractère qui en fera des exemples pour leur entourage :

Et qui disent : "Seigneur, donne-nous, en nos épouses et nos descendants, la joie des yeux, et fais de nous un guide pour les pieux." (Sourate al-Furqan, 74)

Une femme musulmane qui fait de son mieux dans tout ce qu'elle entreprend et qui œuvre à développer un caractère et une moralité exemplaires, excellera dans sa société. Elle exécutera ses responsabilités de manière compétente, prendra les bonnes décisions, trouvera les meilleures solutions et prendra les actions les plus appropriées.
Comme expliqué précédemment, l'Islam énonce que les hommes et les femmes sont totalement égaux. Pour les deux, tout dépend de leur capacité à dépasser ce qui est attendu d'eux en réalisant le potentiel complet de leur caractère et de leur personnalité, et en remplissant leurs responsabilités. Pour cette raison, les femmes croyantes ne luttent pas pour l'égalité avec les hommes mais se dépensent dans la course pour faire le bien, ce qui est défini dans le Coran comme l'effort à faire pour gagner la bénédiction d’Allah. A cette fin, elles s'efforcent de devenir les personnes les plus aimées par Allah afin qu'elles puissent gagner Sa bénédiction et pour être les plus proches de Lui. Allah révèle que ces efforts déterminent la supériorité du musulman sur les autres dans cette vie et dans l'au-delà :

Ceux-là se précipitent vers les bonnes actions et sont les premiers à les accomplir. (Sourate al-Mu'minun, 61)

Ensuite, Nous fîmes héritiers du livre ceux qui de Nos serviteurs que Nous avons choisis. Il en est parmi eux qui font du tort à eux-mêmes, d'autres qui se tiennent sur une voie moyenne, et d'autres avec la permission d'Allah devancent [tous les autres] par les bonnes actions ; telle est la grâce infinie. (Sourate Fatir, 32)


L'égalité entre les hommes et les femmes se voit également dans le fait qu’Allah leur donne des droits identiques dans ce monde :

Nous avons placé ce qu'il y a sur la terre pour l'embellir, afin d'éprouver (les hommes et afin de savoir) qui d'entre eux sont les meilleurs dans leurs actions. (Sourate al-Kahf, 7)

Toute âme doit goûter la mort. Nous vous éprouverons par le mal et par le bien [à titre] de tentation. Et c'est à Nous que vous serez ramenés. (Sourate al-Anbiya, 35)


Dans les versets ci-dessus, Allah révèle qu'Il teste les hommes et les femmes afin qu'ils puissent montrer qui est meilleur. Dans un autre verset, Il dit qu'Il testera les hommes et les femmes avec différentes épreuves jusqu'au jour où ils mourront, et que ceux qui affichent de la patience seront récompensés avec Sa miséricorde :

Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants. (Sourate al-Baqarah, 155)

Allah a donné à chaque homme et à chaque femme un nombre fixé d'années, Il les tient pour responsables de leurs choix, leur donne le sens de ce qui est juste ou mauvais et fait de leurs bas instincts et de satan leurs ennemis. Et quiconque montre une force de caractère et œuvre pour le bien en face de ces réalités ici sur terre recevra les meilleures récompenses d’Allah dans les deux mondes :

Leur Seigneur les a alors exaucés (disant) : "En vérité, Je ne laisse pas perdre le bien que quiconque parmi vous a fait, homme ou femme, car vous êtes les uns des autres. Ceux donc qui ont émigré, qui ont été expulsés de leurs demeures, qui ont été persécutés dans Mon chemin, qui ont combattu, qui ont été tués, Je tiendrai certes pour expiées leurs mauvaises actions, et les ferai entrer dans les jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, comme récompense de la part d'Allah." Quant à Allah, c'est auprès de Lui qu'est la plus belle récompense. (Sourate al-Imran, 195)

Il rappelle aussi aux hommes et aux femmes que personne ne sera traité injustement quant aux récompenses qu'ils vont recevoir sur terre et dans l'au-delà : Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions. (Sourate an-Nahl, 97)

Allah s’adresse dans le Coran aux hommes
et aux femmes de la même manière

En regardant le Coran de manière générale, on voit qu’Allah s’adresse aux hommes et aux femmes de la même manière. C’est encore une autre indication qu’Allah ne se préoccupe que de la foi véritable et venant du fond du cœur, d’une personne et non pas de son âge ou son sexe. A cet égard, le Coran s’adresse en même temps aux hommes et aux femmes et leur rappelle qu’ils ont les mêmes responsabilités. Il y a beaucoup de versets de ce genre, parmi eux : "Et quiconque, homme ou femme, qui fait de bonnes œuvres, tout en étant croyant... les voilà ceux qui entreront au paradis ; et on ne leur fera aucune injustice, fût-ce d'un creux de noyau de datte." (Sourate an-Nissa, 124)
Un autre verset dans lequel Allah s’adresse en même temps aux hommes et aux femmes est donné ci-dessous :

Quiconque fait une mauvaise action ne sera rétribué que par son pareil ; et quiconque, homme ou femme, fait une bonne action tout en étant croyant, alors ceux-là entreront au paradis pour y recevoir leur subsistance sans compter. (Sourate Ghafir, 40)


Quand Il révèle des choses sur les incroyants, Allah s’adresse aussi à eux de la même manière. Il révèle que les incroyants et les hypocrites des deux sexes seront traités de la même façon. Par exemple :

Les hypocrites, hommes et femmes, appartiennent les uns aux autres. Ils commandent le blâmable, interdisent le convenable, et replient leurs mains (d'avarice). Ils ont oublié Allah et Il les a alors oubliés. En vérité, les hypocrites sont les pervers. (Sourate at-Tawbah, 67)


Aux hypocrites, hommes et femmes, et aux infidèles, Allah a promis le feu de l’enfer pour qu'ils y demeurent éternellement. C'est suffisant pour eux. Allah les a maudits. Et pour eux, il y aura un châtiment permanent. (Sourate at-Tawbah, 68)

[Il en est ainsi] afin qu'Allah châtie les hypocrites, hommes et femmes, et les idolâtres, et Allah accueille le repentir des croyants et des croyantes. Allah est magnanime et miséricordieux. (Sourate al-Ahzab, 73)


Et afin qu'Il châtie les hypocrites, hommes et femmes, et les idolâtres, qui pensent du mal d'Allah. Qu'un mauvais sort tombe sur eux. Allah est courroucé contre eux, les a maudits, et leur a préparé l'enfer. Quelle mauvaise destination ! (Sourate al-Fath, 6)

Comme ces versets le rendent clair, les hommes et les femmes sont égaux dans leur épreuve sur terre aussi bien que dans la récompense qu’ils recevront dans l’au-delà.

La valeur des mères

La moralité islamique garantit les vies sociales et personnelles des gens et leur montre comment vivre une vie des plus faciles, la plus satisfaisante et la plus heureuse possible. Cette moralité prescrit la justice, la tolérance, la compassion et la serviabilité envers tous les gens, quels que soient leurs sexes, leurs âges et leurs statuts économiques. Les musulmans adoptent ces caractéristiques morales supérieures, car Allah leur dit de faire comme cela. En conséquence, le statut social d’une personne, son sexe, son âge et d’autres caractéristiques de cet ordre sont hors de propos pour elle.
Allah énonce l’importance de bien traiter les femmes, et plus particulièrement les mères. Les parents font de leur mieux pour donner à leurs enfants une bonne éducation, un caractère décent et pour leur apprendre à traiter les autres personnes comme il faut. Etant donné qu’ils font beaucoup de sacrifices, financiers ou autre, pendant de nombreuses années, les enfants sont obligés de reconnaître leurs efforts et leur soutien altruiste avec respect et dévouement. Allah révèle cette responsabilité :

Et Nous avons enjoint à l'homme de bien traiter ses père et mère. (Sourate al-Ankabut, 8)

Et Nous avons enjoint à l'homme de la bonté envers ses père et mère. (Sourate al-Ahqaf, 15)

Dis : "Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien ; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N'approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu'en toute justice la vie qu'Allah a déclaré sacrée. Voilà ce qu'[Allah] vous a recommandé de faire ; peut-être comprendrez-vous." (Sourate al-An'am, 151)

Le Coran révèle que l’on doit bien traiter ses parents et éviter l’arrogance et la fierté :

Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n'aime pas, en vérité, le présomptueux, l'arrogant. (Sourate an-Nissa, 36)

Clairement, Allah conseille aux gens d’être toujours tolérant, compréhensif, compatissant et respectueux envers leurs parents. Il nous rappelle aussi les difficultés supportées par les mères qui donnent naissance et élèvent leurs enfants. Par exemple :

Nous avons commandé à l'homme [la bienfaisance envers] ses père et mère ; sa mère l'a porté [subissant pour lui] peine sur peine : son sevrage a lieu à deux ans. Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu'envers tes parents. Vers Moi est la destination. (Sourate Luqman, 14)

Et Nous avons enjoint à l'homme de la bonté envers ses père et mère : sa mère l'a péniblement porté et en a péniblement accouché ; et sa gestation et sevrage durant trente mois ; puis quand il atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il dit : "O Seigneur ! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m'as comblé ainsi qu'à mes père et mère, et pour que je fasse une bonne œuvre que Tu agrées. Et fais que ma postérité soit de moralité saine, Je me repens à Toi et je suis du nombre des soumis." (Sourate al-Ahqaf, 15)

Chaque mère souffre pendant plusieurs mois et affiche une grande dévotion afin de donner naissance. Comme Allah le révèle, c’est un processus douloureux pour elles. Après cette période, elle se dévoue complètement et commence à nourrir et élever son enfant. Allah rappelle aux gens cette réalité et souligne que les mères sont des êtres très spéciaux. De plus, Il conseille aux gens de ne pas oublier la totale dévotion de leurs parents et de les traiter aussi bien quand ils atteignent un âge avancé et deviennent dépendants :

Et ton Seigneur a décrété : "N'adorez que Lui ; et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi ; alors ne leur dis point : 'Fi !' et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses, et par miséricorde ; abaisse pour eux l'aile de l'humilité ; et dis : 'O mon Seigneur, fais-leur ; à tous deux ; miséricorde comme ils m'ont élevé tout petit.'" (Sourate al-Isra, 23-24)

Comme nous le savons tous, être vieux signifie perdre sa force physique, son dynamisme, sa santé et son énergie. Les personnes âgées deviennent dépendantes des soins, de la protection et de l’aide des autres personnes. Leurs facultés mentales diminuent, et elles font face à des pertes de mémoire et à d’autres problèmes. Les musulmans, comme voulu par Allah, traitent leurs parents âgés avec compassion, tolérance, compréhension et soin.
Dans les versets cités ci-dessus, Allah révèle comment les musulmans doivent traiter leurs parents. Comme on le voit, Il interdit aux musulmans de montrer le moindre manque de respect envers leurs parents et leur ordonne de dire de belles paroles et de les traiter doucement afin qu’ils n’aient aucune raison de se fâcher. Par conséquent, les musulmans sont très compréhensifs, plein d’égards et attentifs à leurs parents âgés. Ils font de leur mieux pour mettre à l’aise leurs parents et continuent de les aimer et de les respecter. Considérant les difficultés et les maladies associées au grand âge, les musulmans essayent de satisfaire les besoins de leurs parents avant qu’ils ne le demandent. Quelles que soient les circonstances, ils sont toujours polis et généreux.
Les musulmans ne pourvoient pas uniquement aux besoins spirituels et psychologiques de leurs parents, mais font aussi tout ce qui est nécessaire pour satisfaire leurs besoins matériels et financiers. Allah révèle que les parents ont droit à l’assistance financière de leurs enfants :

Ils t'interrogent : "Qu'est-ce qu'on doit dépenser ?" Dis : "Ce que vous dépensez de bien devrait être pour les pères et mère, les proches, les orphelins, les pauvres et les voyageurs indigents. Et tout ce que vous faites de bien, vraiment Allah le sait." (Sourate al-Baqarah, 215)

Le traitement exemplaire du Prophète Joseph (psl) envers ses parents est un exemple parfait pour tous les gens. Après sa nomination par le roi comme trésorier de l’Egypte, il hébergea ses parents de la manière la plus respectable qui fût et exprima sa gratitude et son dévouement envers eux en leur faisant place sur le trône. Allah révèle le comportement de Joseph (psl) :

Lorsqu'ils s'introduisirent auprès de Joseph, celui-ci accueillit ses père et mère, et leur dit : "Entrez en Egypte, en toute sécurité, si Allah le veut !" Et il éleva ses parents sur le trône, et tous tombèrent devant lui, prosternés. Et il dit : "O mon père, voilà l'interprétation de mon rêve de jadis. Allah l'a bel et bien réalisé... Et Il m'a certainement fait du bien quand Il m'a fait sortir de prison et qu'Il vous a fait venir de la compagne, [du désert], après que le diable ait suscité la discorde entre mes frères et moi. Mon Seigneur est plein de douceur pour ce qu'Il veut. Et c'est Lui L'Omniscient, le Sage. (Sourate Yusuf, 99-100)

Le Coran révèle que les croyants prient pour leurs parents et pour le pardon et la miséricorde de Allah. De quelques versets on en déduit que les prophètes faisaient des prières similaires. Allah révèle que le Prophète Noé (psl) pria pour ses parents : "Seigneur ! Pardonne-moi, et à mes père et mère et à celui qui entre dans ma demeure croyante, ainsi qu'aux croyants et croyantes ; et ne fait croître les injustes qu'en perdition." (Sourate Nuh, 28)
On comprend du Coran que la moralité islamique accorde une grande valeur aux parents. Allah fait comprendre que de tels traits de caractères sont importants pour tous les musulmans quand ils sont jeunes aussi bien que lorsqu’ils sont vieux.
Cependant, dans certains cas, les croyants doivent désobéir à leurs parents. Par exemple :

Et si tous deux te forcent à M'associer ce dont tu n'as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas ; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui se tourne vers Moi. Vers Moi, ensuite, est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez. (Sourate Luqman, 15)

A travers ce verset, Allah conseille aux musulmans de désobéir à leurs parents seulement s’ils choisissent de se rebeller contre Allah et s’ils encouragent leurs enfants à faire de même. Mais encore, comme requis par la moralité de l’Islam, on ne doit pas manquer de respect envers eux et on doit honorer leurs souhaits et bien les traiter.

Les femmes dans la vie conjugale

Les liens de parenté basés sur des valeurs mondaines peuvent dégénérer en bassesse, comme cela arrive souvent dans le mariage. Quand l’amour et le respect des gens sont basés sur ces valeurs, ils peuvent rapidement perdre ces sentiments quand les circonstances changent. Cela est pratiquement inévitable quand l’amour, le respect et la loyauté dépendent de la beauté, de la richesse, de la santé, du travail ou du statut de l’autre, car lorsque ces caractéristiques temporaires et superficielles disparaissent, l’amour de l’autre personne disparaît aussi. Quelqu’un qui suit de tels critères ne trouvera aucune raison de continuer à aimer et honorer son conjoint quand le fondement de ces valeurs est perdu.
La foi, la crainte et le respect d’Allah, et la modération du caractère sont ce qui fait durer l’amour, le respect et la loyauté. Quelqu’un qui aime son conjoint pour sa foi et son caractère sera, dans sa vie conjugale, respectueux, loyal et honnête. Perdre sa jeunesse, sa santé ou sa beauté n’affectera pas l’amour et la considération qui existent entre les époux, ni la perte de sa richesse ou de son statut social. Ils ne provoqueront aucun ennui ni mécontentement pour l’autre personne grâce à leur foi et à leur crainte solide et grâce à leur respect d’Allah, quelles que soient les circonstances. Les croyants seront toujours doux et compatissants, ainsi que bons et tolérants, car ils considéreront cela comme une responsabilité que leur confie Allah.
Le lien conjugal est si rapproché que le Coran dit des époux : "elles sont un vêtement pour vous et vous un vêtement pour elles." (Sourate al-Baqarah, 187). Dans ce verset, Allah rappelle aux gens que chaque époux a des responsabilités identiques. Le mot "vêtements" désigne la responsabilité de garder et protéger l'autre et suggère aussi que les hommes et les femmes ont des qualités complémentaires.
Un autre verset énonce l'importance de l'amour et de la compassion dans le mariage : "Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent." (Sourate ar-Rum, 21) Les croyants considèrent leurs conjoints comme des dons qu’Allah a confiés à leurs bons soins, afin qu’ils s'estiment fortement les uns les autres. Ils montrent de l'affection et de la compassion quand leur conjoint commet une erreur ou faillit dans quelque chose ; en outre ils savent que se comporter selon le Coran les aidera à surmonter toutes les difficultés et à résoudre leurs problèmes. Par conséquent, le mariage aide les deux époux à trouver la paix et le contentement mutuel.
Avec la phrase "après que l'union la plus intime vous ait associés l'un à l'autre" (Sourate an-Nissa, 21), Allah proclame la proximité et l'intimité de la vie conjugale. Le secret de cette proximité, de cette intimité et de cette estime l'un envers l'autre réside dans leur intention de créer un couple uni pour l'éternité qui se prolongera dans l'au-delà. Le véritable amour et la loyauté nécessitent cette attitude. Puisque leur amour n'est ni égoïste ni temporaire, mais destiné à être éternel, ils sont complètement loyaux, proches, honnêtes et intimes l'un envers l'autre.
Comme on l'a vu, la moralité du Coran constitue le fondement pour une relation conjugale basée sur l'unité, dans laquelle les deux parties craignent et respectent Allah et suivent Sa moralité. Dans une telle relation, la loyauté, la fidélité, l'amour, la sincérité, la tolérance et la modestie de chaque personne complètent et soutiennent l'autre personne. Un tel mariage est stable et durable. Les mariages des gens ne possédant pas ces qualités, d'un autre côté, sont de courte durée.
Pour ces raisons, l'Islam considère le mariage comme un bien-être pour les femmes, car elles éprouvent dans le mariage amour, respect, loyauté et fidélité de la meilleure manière qui soit. Elle est toujours respectée, estimée et honorée. L'absence de la moindre fierté, de complexe de supériorité et de mensonges lui permet de trouver paix et contentement.
Notre Prophète (pbsl) est devenu à cet égard un magnifique exemple pour tous les musulmans. Allah fait référence à cette réalité dans le verset suivant : "En effet, vous avez dans le messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au jour dernier et invoque Allah fréquemment." (Sourate al-Ahzab, 21) Il énonçait fréquemment l'importance et la valeur des femmes, comme dans ce hadith :
Le monde entier est une provision, et le meilleur objet de bénéfices du monde est la femme pieuse.16
Dans un autre hadith, il dit :
Le croyant le plus droit dans la foi est celui d'entre eux qui est le meilleur en bonne conduite. Le meilleur d'entre vous est celui qui traite le mieux sa femme.17
Son comportement impeccable est un modèle pour tous les musulmans. Dans un hadith, il souligne l'importance de traiter du mieux qu'on peut les femmes mariées :
Le meilleur d'entre vous est celui qui est le meilleur envers ses femmes, et je suis le meilleur d'entre vous envers mes femmes.18
Il rappela à tout le monde dans un hadith l'importance de la valeur des femmes :
Agissez gentiment envers les femmes.19
Notre Prophète (pbsl), qui est un modèle pour tous les croyants, traitait toujours ses femmes gentiment, doucement et avec compassion.
Aisha a dit : Je n'ai jamais vu un homme qui était plus compatissant envers les membres de sa famille que Mohammed (pbsl).20

Etre protecteur envers les femmes

En proclamant "Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants." (Sourate al-Isra, 82) Allah énonce que la moralité islamique dirigera toujours les gens vers le bien et que les versets du Coran sont une miséricorde pour eux. Ces versets, révélés pour créer l’harmonie et la justice parmi les peuples, garantissent les droits des femmes dans leur vie sociale et dans leur vie familiale. Et le verset "sans que Nous ne t'apportions la vérité avec la meilleure interprétation." (Sourate al-Furqan, 33) illustre le fait que le Coran contient tout le savoir nécessaire pour trouver la valeur, l'amour et le respect qu'ils méritent dans tous les aspects de leurs vies.
C'est aussi une grande miséricorde, un réconfort et un don d’Allah pour les femmes. Quand les gens se comporteront selon la moralité du Coran, toutes les disputes sur le rôle et la place de la femme dans la société, comme les controverses les entourant dans les sociétés incroyantes, prendront certainement fin.
Nous allons maintenant étudier certains versets qui protègent les droits sociaux des femmes et révèlent leur importance et leur valeur dans le système moral de l'Islam.

Divorcer des femmes avec leur consentement

La crainte et le respect des croyants envers Allah, comme leur foi, leur fait obéir à leur conscience et aux valeurs du Coran à tout moment. Mais pour les incroyants, leurs bas instincts et satan sont les moteurs qui les guident. Ainsi, ils recherchent à satisfaire leurs intérêts personnels et leur ego au lieu d'agir honnêtement et aimablement. Ce scénario se voit souvent quand les relations se terminent, comme pour un mariage basé sur des intérêts financiers.
Pour ces personnes, le divorce signifie la fin de tous les liens basés sur un intérêt mutuel, car lorsque ces intérêts n'existent plus, il n'y a plus aucune raison d'estimer ou de respecter l'autre partie. En conséquence, ils ne voient aucune raison pour faire quoi que ce soit de bien pour cette personne, et commencent à protéger leurs propres intérêts en dépit de la situation de l'autre personne.
Les croyants affichent un type de comportement complètement différent dans de telles circonstances, car leur seul but dans la vie est de gagner la bénédiction d’Allah. Pleinement conscient que suivre les caprices de leurs propres intérêts personnels ou de leur ego Lui déplaira, ils adhèrent à la moralité du Coran et à leur conscience. Ainsi, même dans le cas d'un divorce, ils se traitent l'un l'autre avec bien et justice.
Allah ordonne aux hommes de divorcer de leurs femmes de la meilleure manière possible :

Et quand vous divorcez d'avec vos épouses, et que leur délai expire, alors, reprenez-les conformément à la bienséance, ou libérez-les conformément à la bienséance. (Sourate al-Baqarah, 231)


Ne recherchant que la bénédiction d’Allah, ils traitent leurs ex-femmes avec tolérance, compassion, politesse, respect et avec prévenance, continuant de cette façon leur précédent amour et leurs manières respectueuses avec l'autre. Allah révèle le comportement des croyants dans de telles circonstances :

O vous qui croyez ! Quand vous vous mariez avec des croyantes et qu'ensuite vous divorcez d'avec elles avant de les avoir touchées, vous ne pouvez leur imposer un délai d'attente. Donnez-leur jouissance [d'un bien] et libérez-les [par un divorce] sans préjudice. (Sourate al-Ahzab, 49)

Garantir aux femmes divorcées
la sécurité financière


Allah révèle qu'un musulman sincère doit garantir à son ex-femme une sécurité financière afin de protéger son bien-être financier :

Les divorcées ont droit à la jouissance d'une allocation convenable, [constituant] un devoir pour les pieux. (Sourate al-Baqarah, 241)

Pour déterminer cette somme, un musulman doit agir en conscience et considérer le standing social et les besoins de son ex-femme. Allah énonce que :

... Donnez-leur toutefois - l'homme aisé selon sa capacité, l'indigent selon sa capacité - quelque bien convenable dont elles puissent jouir. C'est un devoir pour les bienfaisants. (Sourate al-Baqarah, 236)

Que celui qui est aisé dépense de sa fortune ; et que celui dont les biens sont restreints dépense selon ce qu'Allah lui a accordé. Allah n'impose à personne que selon ce qu'Il lui a donné, et Allah fera succéder l'aisance à la gêne. (Sourate at-Talaq, 7)


En d'autres mots, Allah tient toutes les personnes, sans exception, responsables selon leurs moyens financiers et exigent d'eux de payer un entretien convenable. Certains incroyants considèrent que c'est une perte d'argent de payer une pension alimentaire à leurs ex-femmes, car ils ne croient pas en l'au-delà et ne recherchent pas la bénédiction d’Allah. Puisqu'ils ne souhaitent que protéger leurs propres intérêts, ils trouvent inutile d'agir de façon désintéressée envers quelqu'un qui leur est étranger et dont ils n'attendent aucun bénéfice. Pour cette raison, ils cherchent à éviter cette responsabilité, du moins partiellement sinon totalement. D'un autre côté, les croyants mâles, comme mentionné ci-dessus, continuent de bien traiter leurs ex-femmes et font ce qu'ils peuvent pour satisfaire leurs besoins financiers.
Les croyants comprennent que ce n'est pas nécessairement ce qu'ils font, mais plutôt leur intention sincère, qui leur permettra de gagner Sa bénédiction. Cette vérité est expliquée par le verset suivant : "Ni leurs chairs ni leurs sangs n'atteindront Allah, mais ce qui L'atteint de votre part c'est la piété." (Sourate al-Hajj, 37) Pour cette raison, un homme croyant remplit volontiers ses responsabilités envers son ex-femme. Cependant, si elle ne souhaite pas recevoir son dû et désire renoncer à ces droits, son ancien mari ne peut pas être tenu pour responsable : "Et donnez aux épouses leur dot (mahr), de bonne grâce. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon cœur." (Sourate an-Nissa, 4)

Les ex-femmes conservent leurs biens

Allah protège aussi les intérêts d'une femme en énonçant qu'elle conserve ce que son ancien mari lui a donné pendant qu'ils étaient mariés :

Si vous voulez substituer une épouse à une autre, et que vous ayez donné à l'une un quintal, n'en reprenez rien. Quoi ! Le reprendriez-vous par injustice et péché manifeste ? Comment oseriez-vous le reprendre, après que l'union la plus intime vous ait associés l'un à l'autre et qu'elles aient obtenu de vous un engagement solennel ? (Sourate an-Nissa, 20-21)

Allah rappelle aux gens que les hommes croyants doivent respecter les termes de leur mariage. Un de ces termes est que, quel que soit le nombre de biens ou la quantité d'argent qu'une femme reçoit de son mari au cours de leur mariage, il n'a aucun droit de les reprendre après le divorce. Les hommes croyants connaissent cette vérité, et ils font donc de leur mieux pour obéir à cet ordre :

Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, - à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Allah. Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d'Allah, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. Voilà les ordres d'Allah. Ne les transgressez donc pas. Et ceux qui transgressent les ordres d'Allah ceux-là sont les injustes. (Sourate al-Baqarah, 229)

Comme on le voit, la moralité islamique a une très haute opinion des femmes et cherche à leur épargner toutes difficultés ou gênes. Ainsi, les hommes croyants protègent les droits des femmes et sont pleins d'égards envers elles.

Loger les femmes divorcées

Quand il s’agit de loger une ex-épouse, Allah proclame :

Et faites que ces femmes habitent où vous habitez, et suivant vos moyens. Et ne cherchez pas à leur nuire en les contraignant à vivre à l'étroit. Et si elles sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu'à ce qu'elles aient accouché. Puis, si elles allaitent [l'enfant né] de vous, donnez-leur leurs salaires. Et concertez-vous [à ce sujet] de façon convenable. Et si vous rencontrez des difficultés réciproques, alors, une autre allaitera pour lui. (Sourate at-Talaq, 6)

Les hommes croyants doivent subvenir aux besoins de leurs ex-femmes, matériels et autres, afin qu'elles supportent les temps difficiles. Premièrement, l'ex-femme doit être logée jusqu'à ce qu'une maison convenable soit trouvée pour elle. Si elle est enceinte, son ancien mari doit couvrir tous les coûts associés à sa santé et aux soins jusqu'à ce qu'elle accouche. Ce qui est réellement important ici est que les hommes croyants agissent de manière prévenante et compréhensive, quelles que soient les circonstances, et s'assurent que les besoins financiers et autres de leur ex-femme soient satisfaits afin qu'elle ne connaisse pas de gêne. Toutes ces questions doivent être résolues comme prescrit par le Coran.

N'héritez pas des femmes par la force

Allah a fait de nombreuses recommandations pour protéger les droits sociaux des femmes. Par exemple, Il rappelle aux croyants :

O les croyants ! Il ne vous est pas licite d'hériter des femmes contre leur gré. Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur ravir une partie de ce que vous aviez donné, à moins qu'elles ne viennent à commettre un péché prouvé. Et comportez-vous convenablement envers elles. (Sourate an-Nissa, 19)


Protéger les droits des orphelines

Le verset ci-dessous attire notre attention envers le traitement correct des femmes :

Et ils te consultent à propos de ce qui a été décrété au sujet des femmes. Dis : "Allah vous donne Son décret là-dessus, en plus de ce qui vous est récité dans le livre, au sujet des orphelines auxquelles vous ne donnez pas ce qui leur a été prescrit, et que vous désirez épouser, et au sujet des mineurs encore d'âge faible." Vous devez agir avec équité envers les orphelins. Et de tout ce que vous faites de bien, Allah en est, certes, omniscient (Sourate an-Nissa, 127)

Certains incroyants cherchent à déposséder ces personnes faibles et vulnérables qui n'ont pas de tuteur recherchant leurs meilleurs intérêts. Un groupe de ce type de personnes est constitué par les orphelines qui, en raison de leur richesse, sont recherchées par les hommes avides. Allah avertit les croyants à propos de ces gens au mauvais esprit, révèle leurs traits de caractère et leur ordonne d'être justes.
Les croyants savent qu’Allah est omniscient et qu'Il les appellera dans l'au-delà pour rendre des comptes sur leurs actions. Ils ont conscience de la perte qui attend ceux qui trichent et fraudent les gens ou qui sont injustes ou impitoyables. Etant donné cette réalité, ils fuient ce type de mal, en sachant qu'une petite avarice dans cette vie peut mener à des souffrances éternelles dans l'au-delà. Par conséquent, ils protègent les intérêts des orphelins et font ce qu'ils peuvent pour éloigner d'eux les gens mauvais. De même, ils respectent strictement les droits de tout orphelin avec qui ils veulent se marier et n'ont pas de plan secret pour acquérir leur fortune.